Tout d’abord, écrire (ou lire) sur l’eau, c’est faire une expérience troublante pour notre mental si prompt à la perfection. Pourquoi ? Il suffit de remarquer notre confusion quant à l’utilisation simple du mot « eau » dans notre quotidien. En effet, ce mot désigne à la fois un mélange aqueux (rivière, eaux de boissons, sueur, etc) et une molécule (H2O). Comme si nous sentions, instinctivement, une dysharmonie à séparer l'échelle macroscopique de l'échelle nanométrique. C’est à se demander s’il est intellectuellement concevable d'écrire sur le sujet de l’eau, voire même s’il est correct de nommer et/ou de catégoriser ce qui est de l’ordre de l’indicible. Après tout, nous sommes composés, selon les biologistes, à 99% d’eau, en nombre de molécule. N’y aurait-il pas une relation de cause à effet ?
Il y a plusieurs raisons d’expliquer ce trouble. Une d’elle, selon moi, c’est que le fait d’écrire (ou lire) sur l’eau, amène l’individu à concentrer son attention sur la materia prima de son incarnation autrement dit la Vérité (ou la Quintessence). Pourquoi ? Car l’incarnation est ou n’est pas, il n’y a pas de demi-incarnation. C’est un fait immuable qu'aucune théorie savante ne peut remettre en cause. Tout comme le présent, puisque nous sommes à chaque seconde dans l’inconnu. L’eau par son mouvement permanent est intrinsèquement dans le présent. Étudier avec rigueur l’eau, oblige donc notre mental à réfléchir autrement et tout le temps jusqu’à se « cogner » à quelque chose de plus grand que lui (l’indicible). Une telle prise de conscience assèche la peur (de mourir) et permet à l’ordre existentiel originel de reprendre sa place dans le champs de conscience de l’individu. Nous appelons cela l’humilité.
Écrire (ou lire) sur l’eau, c’est engrammer une action vertueuse dans notre conscience dont il est difficile de prévoir l’enrichissement métaphysique qu’elle va réveiller dans celui ou celle qui initie une telle démarche. Pourquoi ? Car écrire sur le sujet de l’eau oblige le mental à poser un regard aimable sur ce qui unit tout le vivant puisque chaque organisme biologique est composé majoritairement d’eau. Le mental qui base son « existence » sur ce qu’il le différencie de l’autre, se retrouve bien bouleversé de tant similitude avec son environnement. Si le mental de celui qui écrit ou réfléchit sur le sujet de l’eau est honnête avec lui-même et que sa démarche est effectivement de comprendre le fonctionnement sous-jacent de la vie, alors il n’a pas d’autres choix que d’envisager sa vision du monde d’une toute autre manière où la hiérarchie existentiel entre les êtres n’existe pas, et il peut alors « voir » l’invisibilité de l’eau qui fédère le vivant dans un Tout indicible, la matrice.
Description: la sagesse est la connaissance du soi (et donc du mécanisme de l’égo). Cette recherche disciplinée et rigoureuse qui incombe à tout être humain est un préalable obligatoire pour vivre l’amour. Comment cela se traduit-il concrètement ? Par la vision du soi, la conscience se vide alors de sa totalité (pensées, images, peurs, représentations) et laisse place à la vacuité c’est-à-dire à la liberté à être (amour). Si la conscience demande à se vider c’est qu’elle s’est remplie tout comme nous pourrions le dire d’une carafe et de la matière liquide composée à 99% d’eau. Rares pourtant sont les personnes ayant encore fait le lien entre l’eau (99% d’un corps humain) et l’amour. C’est ce que nous vous proposons dans ce dossier N°12. Aussi merveilleux soit-il, là où l’eau remplit (arbre, animal, ruisseau, humain), l’amour s’exprime. Orienter son attention vers ce qui relie (eau) autant que ce qui différencie (informations du vivant) nous donne accès, de fait, à la matrice et la vision de la non-dualité, c’est-à-dire l’absence de conflit intérieur qui mène à la fin durable du conflit extérieur (guerre). Cela demande à voir les choses avec simplicité afin de passer du rêve à l’émerveillement de la réalité de notre quotidien pour que la beauté nous apparaisse telle qu’elle est c’est-à-dire omniprésente. Et qu’est-ce que la beauté sinon l’absence du soi.
"Amour" by RO.F photographie
Par Rodolphe Forget (extrait):
Observation. À l’instar de l’eau, l’amour est vivant. Nous pouvons le voir simplement en retirant le u à « l’amour » cela nous donnerait « l’amor » et donc la mort. Nous pouvons ainsi émettre l’hypothèse que notre souffle de vie tient à notre connexion avec le U c’est-à- dire l’Univers (ou l'Unité). Dès que cette connexion verticale (âme, lumière) se retire c’est la mort (biologique). Que l’on peut d’ailleurs entendre de la manière suivante « l’âme- hors » (du corps) et même « l’âme-or ». L’amour doit alors être observé, et non analysé, car seule une chose morte est analysable. On ne dissèque pas ce qui est vivant. Nu. Nous naissons nus. Le mot « nu » inversé nous donne un (unité) et « nus » donne « sun » qui en anglais signifie soleil. Comme le corps est composé principalement d’eau (99%), nous avons dès lors une base suffisante pour observer la relation étroite de l'eau et de l'amour. Silence. C’est évidemment le son commun de l’amour et de l’eau. Sous réserve que l’on ne réduit pas l’eau à sa présence au mélange liquide de nos robinets ou de nos rivières. Les processus biologiques se déroulent tous dans le silence, l’obscurité et la lenteur.
Par Rodolphe Forget (extrait):
"Aimer. Aimer « amoureusement » n’est donc pas l’amour. Le sentiment d’aimer enclenche mécaniquement la sélection d’un être humain parmi toute l’humanité, alors que l’amour n’est pas sélectif puisqu’il est Un. À l’instar de l’eau, qui remplit minutieusement chaque corps humain sans distinction. Nous confondons ainsi le sentiment d’amour (affection, attirance, désir) avec l’amour. Cette confusion nous est dommageable car elle nous laisse dans une léthargie qui deviendra jour après jour notre prison ouverte, où nous passerons notre temps à souffrir de ne pas jouir de la félicité que l’eau de notre corps appelle de ses voeux. C’est d’ailleurs ce qui explique que dans la si sage langue française, il n’existe pas de verbe pour l’amour. Car celui-ci ne peut pas venir d’une action volontaire de notre part mais d’un lâcher-prise, inspiré justement de l’eau de notre corps. Aimer et le verbaliser, c’est nous extirper de la plénitude, c’est-à-dire du mélange que l’on appelle Vie. Nous ne sommes donc pas libre quand nous aimons. Nous sommes en proie d’ailleurs à de multiples concessions qui sans elles empêcheraient ce que nous appelons « couple ». Aimer, à vrai dire, n’est qu’un fabuleux outil de géolocalisation fonctionnelle pour nous extirper de la masse émotionnelle de notre conscience consacré au désir."
Ce dossier a pour vocation à donner le point de vue complet de la science moderne sur cette formule H2O, qui devrait rester ce qu'elle est, c'est-à-dire un jargon technique entre scientifiques Il en effet choquant de voir cette formule sortir des laboratoires et être utilisée comme définition de l’eau par tout un public non formé aux subtilités de la science. Ceux qui ne sont pas intéressés par le point de vue scientifique pourront consulter ce lien montrant comment l’eau est perçue par des poètes ou des artistes, avec en prime une analyse originale faisant appel à l’outil du « nuage de mots » et où l’on montre que personne ne peut à lui seul cerner toute la complexité de cet élément que l’on appelle l’eau.
Par Marc Henry (extrait) :
"L'écrivain David Herbert Lawrence (1885-1930) a osé l'écrire en 1929: L'eau est H2O, deux parts d'hydrogène, une d'oxygène plus une troisième chose qui fait que l'eau est l'eau et que personne n'a pu encore identifier» (Pansies). Le truc, c'est que comme personne ne sait exactement en quoi consiste ce troisième élément, on ne retient que les deux premiers, eux bien identifiés vers la fin du dix-huitième siècle. La saga époustouflante ayant aboutit à cette fameuse formule H2O est résumée sur cette page web et aussi illustrée à l'aide de cette vidéo. Pour résumer la chose, avant Lavoisier les choses étaient simples: l'eau était l'eau, un élément, une unité indissociable pouvant prendre de multiples formes avec des propriétés différentes selon la forme adoptée par l'eau. Après Lavoisier, tout se complique car l'eau est maintenant faite de deux choses plus simples, hydrogène et oxygène qui, pris séparément, n'ont aucune des propriétés de l'eau mais qui, réunis intimement, ont bien les propriétés de l'eau."
Par Marc Henry (extrait) :
"Comme on l'a dit au début de ce document, il y a dans 18 g d'eau autant de molécules H2O que d'étoiles danstout l'univers. Admettons qu'un domaine de cohérence contienne 1 million de molécules H2O. Cela signifie alors que dans 18 g d'eau on trouve environ 10 millions de milliards de domaines de cohérence. Du mal à visualiser ce chiffre? Alors songez, que cela correspond à peu près au nombre de bactéries que véhicule un corps humain, où si vous préférez à 10 fois le nombre total de toutes vos cellules réunies! Ou encore, si l'on assimile l'œil humain à un appareil photo, au nombre de pixels que vous verrez durant toute votre vie humaine... Tout ça tient dans 18 g de cette substance que certains scientifiques osent encore appeler H2O et que le grand public prononce "achedeuzo" sans trop savoir pourquoi. Heureusement maintenant vous savez que ce que l'on appelle "eau" est quelque chose de trop complexe pour être représenté par une formule chimique, où alors il faudrait de dizaines de milliers de pages pour représenter la formule correspondant à un seul domaine de cohérence. Il est donc temps de faire exploser la formule H2O comme Rodolphe Forget l'a bien montré dans son célèbre clip Britanicum. Bienvenue dans le véritable monde de l'eau..."
L'eau dit "liquide" est devenue au fil du temps un objet banal et notamment par le confort dans lequel une partie de l'humanité se complait. Mais grâce au talent d'architecte d'intérieur, cette matière liquide redevient fantaisie le temps d'une douche...
À bien y regarder, la chevelure des femmes, généralement longue, peut être perçue comme un écoulement lent (dont la vitesse correspond à la repousse des cheveux) du haut du crâne que l’on appelle « fontanelle » vers le bas du dos (appelé « bassin »).
Hoàng Phuong Lan, la plus longue chevelure au Vietnam
À l'occasion de la mise en ligne (Juin 2015) du dossier N°11 "L'eau et les femmes" écrit par Rodolphe Forget, nous vous proposons différentes inspirations artistiques (photos, dessins ou peintures) pour découvrir le lien entre l'eau (liquide) et les femmes.
Comme nous l'avons déjà vu, il est bien difficile de filmer la matière liquide que l'on nomme "eau liquide" à moins d'y trouver un intérêt périphérique. Depuis des années que je collecte des photos avec de "l'eau", j'ai remarqué un fantastique talent de beaucoup photographes exerçant leur passion de la photo à proximité des spots (lieu qui offre des conditions permettant le surf). Dans cet article, je vous propose de (re)découvrir des photos et des visuels à propos du surf et donc de "l'eau".
Le magazine Santé Naturelle m'a demandé de me pencher sur l'eau et le bien-être. J'ai écrit pour cela un court texte pour répondre à leur demande.
Photo- John Wilhelm is a photoholic
La vie, c’est de l’eau et du mouvement. Comprendre cela, permet l’autonomie psychologique au quotidien. Effectivement, plus nous prenons le temps de faire quelque chose d’essentiel, plus nous sommes connectés au sacré. À l’inverse, plus nous allons vite et moins nous sommes dans le rythme de l’éternité et par conséquent, moins nous consacrons de temps au sacré. La sédentarisation a nécessité le confort et désacralisé petit-à-petit les choses essentielles. Dans le cas d’une population sédentaire, c’est le mouvement exogène (besoin du corps de la femme) qui est privilégié et en l’occurence les émotions. La conséquence de ce mode de vie va être de vivre dans une société de plus en plus rapide et masculine (technologie) au sein de laquelle le sacré est difficilement compatible. La vitesse alimente l’impatience et la surconsommation de « durées » (drogue, sexe, alcool, divertissements) toujours plus nombreuses, plus fortes en sensation et plus rapide à recevoir. De fait, le mal-être est fréquent. Nous cherchons donc le bien-être (autrement dit « être »). Qu’est-ce que le bien-être? Une connexion consciente à l’inconscient collectif c’est-à-dire au Tout, au divin. Qu’est-ce qui nous relie concrètement à cette totalité? L’eau, puisque sur Terre tout ce qui est vivant en est composé majoritairement. L’eau et « être » sont donc bien liés. Pour bien comprendre l’importance de ce qui se dit là, il est utile de se rappeler que l’eau n'est pas la matière liquide à laquelle nous l’identifions mais quelque chose de bien plus vaste en réalité.
Effectivement, l’eau est un Élément divin, invisible à l’oeil nu, qui prend la couleur, la forme, l’odeur, le son de ce dont avec quoi elle est mélangée (homme, arbre, rivière). Et comme elle est toujours en mouvement afin de permettre les interactions entre les individus (et donc la vie qui est lien), nous nous retrouvons entrainer par des perturbations déséquilibrantes (émotions) dû à l’action constante et régulière de notre mental qui prend ses informations à l’extérieur d’où il se différencie. Le bien-être consistera à utiliser son identité « eau » qui est commune avec l’environnement (le Tout) pour retrouver la sérénité intérieure ou l’équilibre. Le fameux état « zen » associé à l’eau dit « liquide» justement. Il n’y a pas de hasard!
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Officiellement, voici comment sont présentées les expériences de Lavoisier, considéré comme le père de la chimie moderne, et leurs conclusions qui méritent réflexion un petit instant car elles posent question (phrases soulignées).
Source Wikipédia: "L'une des plus importantes recherches de Lavoisier a été de déterminer la nature du phénomène de combustion (oxydation rapide). Ses expériences permirent de démontrer que la combustion est un processus qui implique la combinaison d'une substance avec du dioxygène. Il démontre également le rôle du dioxygène dans la respiration végétale et animale, ainsi que son rôle dans la formation de la rouille. L'explication de Lavoisier sur la combustion remplace la théorie phlogistique, qui postule que les matériaux relâchent une substance appelée « phlogiston » lorsqu'ils brûlent dans le récipient en question. Il constate aussi que l'air inflammable, découvert par Henry Cavendish et qu'il baptise hydrogène (du grec « formeur d'eau »), réagit avec l'oxygène pour former une rosée, qui est de l'eau, comme l'a remarqué Joseph Priestley. Le travail de Lavoisier est en partie basé sur celui de Priestley. Lavoisier est le premier à infirmer l'antique théorie des 4 éléments (eau, air, feu, terre).
Dans les ouvrages "Sur la combustion en général et Considérations générales sur la nature des acides" (1778), il démontre que l'air responsable de la combustion est aussi une source d'acidité. En 1779, il nomme cette partie de l'air « oxygène » (du grec « formeur d'acide ») et l'autre partie « azote » (du grec « sans vie »). Dans ses Réflexions sur le phlogistique (1783), Lavoisier démontre que cette théorie phlogistique n'est pas cohérente.
Les expériences de Lavoisier sont parmi les premières expériences chimiques véritablement quantitatives jamais exécutées: c'est en ce sens qu'il assure le passage de l'alchimie (souvent imaginaire et peu expérimentale) à la chimie, dont il est le fondateur. Il a prouvé que, bien que la matière change d'état dans une réaction chimique, la masse totale des réactifs et des produits reste identique du début jusqu'à la fin de la réaction. Il brûla du phosphore et du soufre dans l'air, et montra que les produits pesaient plus que les réactifs de départ. Néanmoins, le poids gagné était perdu par l'air. Ces expériences ont été des preuves à la base de la loi de conservation de la matière. Lavoisier a aussi étudié la composition de l'eau, et il appelle ses composants « oxygène » et « hydrogène (...)»."
Ainsi, la chimie a pris la place de l'alchimie. N'est-ce pas finalement l'enjeu de ces expériences? Je laisse la question en suspend. Mais il est légitime de se le demander, puisque en aucun cas, "Lavoisier (a été) le premier à infirmer l'antique théorie des 4 éléments (eau, air, feu, terre). Qu'il n'en déplaise au rédacteur de l'article sur wikipédia et à tous ceux qui se rangent de cet avis. Pourquoi? La réponse est dans le même texte, puisque le rédacteur commet une faute syntaxique (comme la plupart de ceux qui font des communications quand le sujet est l'eau) puisque il (ou elle) écrit "Lavoisier a aussi étudié la composition de l'eau, et il appelle ses composants « oxygène » et « hydrogène" . Il faudrait savoir! L'eau est seulement H2O ou le mélange H2O + d'autres éléments? On m'objectera à coup sûr que c'est un détail. Intellectuellement, je le conçois mais pas dans la réalité. Imaginez traverser un désert. Vous arrivez à l'océan, fatigué et assoiffé, un verre "d'eau" bien frais est posé sur une table à l'ombre. Qu'allez-vous boire? L'eau de l'océan ou l'eau du verre d'eau? Le verre d'eau bien sûr car dans ce moment précis les théories ont leur limite car si vous négligez "un détail" vous vous mettez en danger de mort. Tous les randonneurs ont cela en tête avant de partir sur les routes. Voici une première liste de questions sur les expériences de Lavoisier:
Les Questions
- Question N°1: De quelle eau s'agissait-il pendant les expériences de Lavoisier? - Question N°2: Est-ce que Lavoisier a utilisé différentes eaux (pluie, mer, ruisseau, rivière...) ? - Question N°3: Comment peut-on savoir que l'eau est à l'état gazeux alors que dans l'expérience de Lavoisier, l'eau est justement composée de deux gaz (hydrogène et oxygène)? En somme, comment peut-elle rester gazeuse ? - Question N°4: En 1785, l'Académie fut enfin convaincue de la décomposition de l'eau en deux substances et qui suite à leur recombination (les mêmes proportions obtenues) redonnent l'eau de départ. (Source ici) Est-ce que l'eau recomposée aurait pû permettre à des poissons de vivre? Si oui, l'expérience a t'elle été réalisée? - Question N°5: Si l'eau peut se recomposer, et que tout être vivant est composé comme l'eau liquide à 99% de molécules d'eau, pourquoi n'est-il pas possible de recomposer la tige d'une fleur, le corps d'un chien ou d'un homme? - Question N°6: Lavoisier a démontré que les êtres vivants était majoritairement composés d'eau, quelles ont été ces expériences? Dates? Archives? - Question N°7: Si depuis Lavoisier nous savons que le corps humain est composé d'eau, et que nous associons l'eau a un liquide. Pourquoi continuons-nous à penser que l'eau est liquide?
Comme je l'explique dans le dossier N°9 "l'eau et le cinéma", l'eau liquide est absente au cinéma - à part sous forme de décor - alors que l'argent généré par la distribution de l'eau liquide a permis au cinéma français de se financer. Oui mais...Filmer l’eau liquide n'est pas simple, car c’est comme vouloir filmer un animal ou un enfant, vous devez allez vers elle. Ce qui revient à se plier, s’agenouiller, se salir et parfois à passer outre les consignes qui invitent à la prudence ou qui interdisent d’aller vers elle par mesure de sécurité. Dans cette démarche, nous faisons face à notre conflit existentiel entre le sauvage (corps) et le civilisé (caméra). Pour filmer l’eau nous avons besoin des deux, il est donc nécessaire de dépasser cet apparent antagonisme en acceptant ces deux aspects qui nous composent. Par conséquent, la reliance avec le divin n’est pas possible avec le cinéma actuel car l’intuitif (animalité) nécessaire à la créativité instinctive est réduite à son plus stricte minimum car produire un film professionnel est le travail d’une équipe. De fait, l'action de filmer revient à solliciter bien plus la psyché (divisible) que l’âme (indivisible), laissant peu de place alors à l’inconnu qui est essentiel à la captation intuitive dans une réalisation cinématographique. Ce constat est renforcée par la part prépondérante de l’argent et donc du pouvoir des différentes influences qu’exercent chaque membre d’une équipe de cinéma.
une équipe de cinéma
L’artiste vidéaste, peintre ou photographe est libéré bien sûr de ces contraintes puisqu’il travaille seule et avec moins d'argent, ce qui est primordiale quand il s’agit d’explorer une vision intuitive d’un élément comme l’eau liquide qui n’existe pas à l’état artificiel. L’individu est ainsi plus enclin à honorer comme il se doit ce qui lui permet de vivre telle l’eau liquide. De fait, c’est tout un déconditionnement qui doit être mis en oeuvre pour accepter de baisser la tête pour filmer l’eau de près, comme si nous voulions la boire comme un animal le ferait très simplement, alors que dans nos lieux de vie, nous nous sommes organiser pour rester toujours debout pour la boire d’un robinet ou à la bouteille.
vidéaste en action
Filmer l’eau liquide c’est donc réanimer son animalité permettant ainsi de réinvestir son corps afin d’être authentique et donc sans conflit. L’animal ne fait pas la guerre ou ne tue pas au sein de son espèce car il n’a pas d’égo, et partant de là, n’a donc pas conscience de lui-même, l'ultra-violence qu’on lui attribue à tort est le fruit de…Notre imagination. « Animer » et « Animal » sont deux mots qui viennent du latin animare (« donner de la vie »), et de anima (« souffle, vie »). Cette étymologie est identique pour le mot « âme ». De plus, filmer l’eau est rare car cela demande à celui qui entreprend cette démarche un véritable cheminement spirituel. Faites l’expérience de filmer l’eau et vous comprendrez ! Le rêve n’a donc pas ici sa place. Filmer c’est déshabiller l’objet de notre attention pour « voir » l’objet filmé nu. Si vous retournez le mot « nu », vous voyez le mot « UN », celui de l’unité et donc de l’amour.
Filmer l'eau liquide c'est se comporter comme avec une femme, il faut être patient et savoir l'écouter pour accéder à l'intime, et l'intime de l'eau, c'est l'amour. Par conséquent, filmer l’eau c’est filmer avec son âme et non avec ses désirs et donc sa psyché comme avec l’eau morphogénique (dossier N°2) omniprésente dans le cinéma. Pour percevoir l’eau liquide en tant que spectateur, la démarche est la même, cela demande d’être actif comme devant une photo ou une peinture car ceci nécessite d'aller vers elle, et implique donc d'être sans attente et de ne pas succomber à la paresse de l’éveil. Regarder un film comme « The Experience: Being Water », requiert d’être observateur et non voyeur. Cette attitude est difficile puisque le cinéma (et la télévision) nous mène à un voyeurisme sans cesse exacerbé, qui a pour conséquence que l’on s'appauvrit spirituellement tous les jours un peu plus et que la dose de divertissement doit aller crescendo au fur et à mesure que l’on s’enferme sur soi-même. Alors même que nous restons humains à vouloir s’ouvrir à l’autre.
Je vous propose d’exposer une ironie comme seule la vie sait nous en offrir. Si consciemment nous fuyons tout intérêt pour l’eau liquide au cinéma, un zoom arrière rédempteur nous permet de voir que le cinéma en France ne serait pas aussi actif sans…Le business généré avec l'eau liquide. Un comble! Voyez plutôt par vous-même.
Scène pendant la Révolution Française
Tout commence vers la Révolution Française, deux événements majeurs vont bousculer au fil du temps nos ancêtres et leur rapport à l’eau. D’abord, avec Lavoisier et sa découverte que l’eau est un composé de deux gaz (hydrogène et oxygène) faisant perdre à l’eau son millénaire statut divin d’élément au profit de celui de molécule, puis au même moment dans les sphères institutionnelles du pouvoir en France, une réflexion se fit jour pour amener l’eau des rivières et des ruisseaux dans la ville. Si bien qu’en 1853, la Compagnie Générales des Eaux est crée. L’ironie qui nous intéresse ici prend effet plus d’un siècle après c’est-à-dire en 1984. Cela ne vous dit peut-être rien comme ça, mais la même Compagnie Générales des Eaux fut l’actionnaire principal de CANAL+ lors de sa création en 1984 qui est devenu très vite le premier investisseur et diffuseur du cinéma français. La Générale des Eaux ensuite devenue la société Vivendi puis enfin Veolia qui est désormais séparée de CANAL+.
Logo CANAL+ en 1984
Mais cette « coïncidence » fortuite s’est retrouvée « bizarrement » à la même époque, dans la relation entre Bouygues,TF1 et la Saur, autre importante entreprise de distribution d’eau. En 1984, l’entreprise de BTP Bouygues devient actionnaire principale de la Saur (jusqu’en 2005), et en 1986, Bouygues est actionnaire principale de TF1 qui reste à ce jour l'un des principaux médias en France et l'un des premiers investisseurs/diffuseurs de productions audiovisuelles françaises. Rappelez-vous que TF1 avait même crée TPS un concurrent à CANALSAT (groupe CANAL+). Enfin la 3e grande entreprise de distribution d’eau la Lyonnaise des Eaux (Suez Environnement aujourd'hui), elle aussi, devient en 1986 l’actionnaire principale de M6, futur partenaire avec TF1 de TPS qui fut en son temps un des grands argentiers du cinéma français.
Cinéma français
Sachant qu’aujourd’hui, plus que jamais l’économie du cinéma ne peut s’envisager sans l’argent et la diffusion d’une télévision et vous mesurez alors toute l’ironie de la situation à ne pas filmer ou diffuser plus de films ou d’émissions sur l’eau liquide qui est, tout comme l’argent un levier de pouvoir. Maitriser les circuits de distribution des flux (eau, images, argent, communication), et vous posséder un pouvoir certain et durable.
À l'occasion de la sortie du dossier N°9 titré "L'eau et le cinéma", le blog EAU: Séance iLive! vous met à disposition une multitude de visuels de l'eau liquide par différents artistes de différentes disciplines. Dans le présent article, il est question de vous montrer différentes façons de représenter l'eau liquide pour séduire le public ciblé par la marque à l'origine de la communication. Bon visionnage!