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24 mai 2015

L'eau est le bien-être du corps

Le magazine Santé Naturelle m'a demandé de me pencher sur l'eau et le bien-être. J'ai écrit pour cela un court texte pour répondre à leur demande.

Photo- John Wilhelm is a photoholic


La vie, c’est de l’eau et du mouvement. Comprendre cela, permet l’autonomie psychologique au quotidien. Effectivement, plus nous prenons le temps de faire quelque chose d’essentiel, plus nous sommes connectés au sacré. À l’inverse, plus nous allons vite et moins nous sommes dans le rythme de l’éternité et par conséquent, moins nous consacrons de temps au sacré. La sédentarisation a nécessité le confort et désacralisé petit-à-petit les choses essentielles. Dans le cas d’une population sédentaire, c’est le mouvement exogène (besoin du corps de la femme) qui est privilégié et en l’occurence les émotions. La conséquence de ce mode de vie va être de vivre dans une société de plus en plus rapide et masculine (technologie) au sein de laquelle le sacré est difficilement compatible. La vitesse alimente l’impatience et la surconsommation de « durées » (drogue, sexe, alcool, divertissements) toujours plus nombreuses, plus fortes en sensation et plus rapide à recevoir. De fait, le mal-être est fréquent. Nous cherchons donc le bien-être (autrement dit « être »). Qu’est-ce que le bien-être? Une connexion consciente à l’inconscient collectif c’est-à-dire au Tout, au divin. Qu’est-ce qui nous relie concrètement à cette totalité? L’eau, puisque sur Terre tout ce qui est vivant en est composé majoritairement. L’eau et « être » sont donc bien liés. Pour bien comprendre l’importance de ce qui se dit là, il est utile de se rappeler que l’eau n'est pas la matière liquide à laquelle nous l’identifions mais quelque chose de bien plus vaste en réalité.
Effectivement, l’eau est un Élément divin, invisible à l’oeil nu, qui prend la couleur, la forme, l’odeur, le son de ce dont avec quoi elle est mélangée (homme, arbre, rivière). Et comme elle est toujours en mouvement afin de permettre les interactions entre les individus (et donc la vie qui est lien), nous nous retrouvons entrainer par des perturbations déséquilibrantes (émotions) dû à l’action constante et régulière de notre mental qui prend ses informations à l’extérieur d’où il se différencie. Le bien-être consistera à utiliser son identité « eau » qui est commune avec l’environnement (le Tout) pour retrouver la sérénité intérieure ou l’équilibre. Le fameux état « zen » associé à l’eau dit « liquide» justement. Il n’y a pas de hasard!






20 déc. 2014

Quelle est la nature de la relation entre l'eau et le son ?


Le magazine Santé Naturelle m'a demandé cette fois-ci de me pencher sur la relation entre l'eau et le son, suite au dossier N°7 "L'eau et le son" co-écrit avec Marc Henry: https://eaudossier.wordpress.com/2014/10/26/dossier-n07-leau-et-le-son/ . Pour répondre, j'ai écrit un court texte à leur demande. 



Santé Naturelle: Rodolphe Forget, vous publiez une série de dossiers sur l’eau, dont un sur « L’eau et le son ». Quelle est la nature de cette relation à votre avis ?
Rodolphe Forget: Ma compréhension de l'eau ne provient généralement pas de l'observation de l'eau liquide mais de l'eau qui m'est la plus familière qui est celle du corps humain composé à 99% d'eau en nombre de molécule. Je vous propose donc pour comprendre le lien entre l'eau et le son, une simple observation de votre corps. Quel est l'organe de l'ouïe Les oreilles. À quoi ressemble la forme de l'oreille ? À un vortex, mouvement tourbillonnaire que l'on observe dans l'eau liquide mais aussi dans l'Univers. Le son est lié au mouvement c'est- à-dire à l'élément air ou l'éther. Ce qui fait sens puisque le son prend son origine dans l'Univers. Il est donc logique de faire la correspondance avec ce qui caractérise l'oreille qui est le seul organe sensoriel fonctionnant 24h/24 et qui est le siège de l'équilibre permettant la posture verticale. Celle-ci nous permettant d'être au plus près du cosmos. Quel va être le rôle essentiel du son dans les processus biologiques ?
Il va permettre la division cellulaire. Pourquoi ? Car comme il est dit plus haut, le son est lié au mouvement qui entraine une direction et ainsi une séparation qui va organiser la masse biologique en une forme harmonieuse (on retrouve la notion d'équilibre). Le son est antagoniste à l'eau qui elle, a une tendance naturelle à confluer comme nous pouvons le voir avec les rivières, les fleuves et les océans. Enfin, si le son sépare, n'y aurait-il pas un lien entre le son et l'égo, outil de différenciation psychologique ? Effectivement, l'égo est une conséquence du son qui compose notre corps puisque à l'âge de deux ans environ, le bébé commence à parler. La conséquence est fondamentale puisque cela va lui permettre de s'individualiser et donc de développer son intellect pour savoir écrire et lire un article comme celui que vous venez de lire.




19 juil. 2014

Non! L'eau n'est pas une substance banale!

Si vous êtes des habitués du blog "EAU: Séance iLive!" vous connaissez mon obstination à nettoyer la sémantique qui est en lien avec le sujet de l'eau et il y a du travail. Souvenez-vous, j'avais déjà pointé du doigt dans un article la problématique de ne pas nommer l'eau qui nous compose, puis j'avais continué dans un autre article le piège d'utiliser le terme H20 si loin de la réalité, et enfin j'avais de façon provocante mais réaliste, affirmé dans un article que l'eau n'était pas un bien commun de l'humanité.


Quel est - encore - le problème cette fois-ci? L'eau-témoin. J'appelle ainsi l'eau qui sert d'étalonnage (ou de référentiel) aux scientifiques et donc au public pour nous expliquer tous les phénomènes naturels ou pas liés à l'eau en général. Qu'elle soit liquide, solide, gazeuse ou morphogénique.

Pour comprendre le mécanisme d'un phénomène, la Science identifie tous les composants et les isole pour mieux étudier leur comportement en dehors du mécanisme. La Science en déduit une analyse du fonctionnement du phénomène.

Où est donc le problème? J'y viens. Suite à une énième discussion sur l'eau à propos de la couleur blanche de la glace (eau solide). Mon interlocuteur étant avisé sur la question, me lança que la couleur blanche était due aux bulles d'air présentes dans la glace - sous-entendu que l'eau-témoin était transparente et donc incolore. Mais après un petit temps à gamberger, je pensa: "Et les bulles d'air alors, sans l'eau elles n'ont pas de couleur non plus".

Puis j'ai continué à réfléchir sur la question et quelque chose me turlupina. Ce même interlocuteur avisé m'avait appris que l'eau (dans tous les états) était toujours interfaciale. C'est-à-dire en contact avec quelque chose, peu importe la taille mais quelque chose. Une poussière, une nano-particule. Quelque chose. Si bien que l'eau ne peut jamais être complètement pure. Je décela ainsi une contradiction. Comment isoler quelque chose qui est naturellement interfaciale? Bizarre!



Si l'eau est toujours en contact avec quelque chose, nous pouvons parler alors de mélange. Et en conclure que l'eau est donc toujours un mélange. De ce fait comment peut-on attribuer plus la couleur blanche aux bulles d'air qu'à l'eau? Cela ressemble à la sempiternelle énigme de l'oeuf et de la poule. Qui a donné naissance à l'autre? À moins d'isoler l'eau. Mais c'est impossible. Si apparemment.

Ainsi est né l'article que vous êtes en train de lire afin de mettre à plat cette contradiction. La question qui vient alors est: Quelle est cette eau témoin de mon interlocuteur qui je dois vous l'avouer est scientifique? La réponse est simple, il s'agit de l'eau de laboratoire.

Permettez-moi de vous résumer le cocasse de la situation qui consiste à nous expliquer tous les phénomènes de l'eau dans tous ses états dans la nature en la comparant à de l'eau de laboratoire obtenue artificiellement dans des conditions exceptionnelles qui n'existent pas dans la nature c'est-à-dire celle d'un laboratoire. On doit rire ou pleurer? Et dire que les scientifiques sont connus pour ne pas être drôle.



 Quelles sont les caractéristiques de cette eau témoin ou de laboratoire? Nous retrouvons cette eau de laboratoire dans la définition officielle de l'eau disponible pour le grand public: "Substance liquide et naturelle inodore, incolore, et sans saveur à l'état pur". Marc Henry nous l'explique très bien dans cette vidéo.

Croyez-moi qu'en terme d'image c'est un désastre. Si l'eau c'est la vie, alors la vie c'est l'ennui. Qui aurait envie de s'intéresser à l'eau? Peu d'entre nous voire personne. Est-ce que cette définition vous donne envie de boire de l'eau? Moi pas. Est-ce que cette définition vous donne envie de vous intéresser à l'eau? Moi pas. Avant d'aller plus loin dans l'analyse de cette définition, je vous propose de commenter la définition non pas scientifiquement - bien sûr - mais en observateur éclairé de l'eau réelle.

- Substance liquide: ai-je besoin de préciser que l'eau n'est pas seulement liquide? Dès le début, la définition est fausse mais logique puisque nous parlons d'une eau de laboratoire sous entendu liquide dans un bécher.
- naturelle: Là il faut choisir, c'est eau n'est pas naturelle si dans la même définition il est mis "état pur". C'est eau était naturelle, elle est désormais artificielle. Elle ne redeviendra naturelle qu'en la rejetant à l'extérieur pour rejoindre le cycle de l'eau. Avec l'eau pas de déchet!
- inodore et sans saveur: Je crois que l'eau de mer est plutôt connue pour son goût de sel très prononcé, oui mais...Me direz-vous, le goût du sel provient du chlorure de sodium. Ok! Alors appliquons la même chose au NaCl. Après tout c'est un mélange aussi. Qui du Na+ ou du Cl- donne le goût de sel à l'autre? Aucun, mais le mélange. Notre problématique avec les mélanges ne concerne donc pas seulement l'eau.
- incolore: Tout dépend de la profondeur et du milieu dans laquelle l'eau liquide évolue. Nous sommes toujours dans la même problématique du mélange. Qui donne la couleur à l'autre?
- état pur: Comme l'eau est interfaciale, la pureté est un fantasme de l'esprit.
- le son et le mouvement: C'est les éléments qui nous confirment qu'il s'agit d'une eau de laboratoire dans un bécher, la définition n'en fait pas référence, pourtant nous savons sur EAU: Séance iLive! l'importance du son de l'eau, et que dire du mouvement?

       

Tout comme moi, l'eau que vous rencontrez le plus est celle de la réalité. , je vous invite donc à oublier cette définition. L'eau vous paraitra bien plus vivante et donc bien plus proche de vous puisque nous - êtres vivants - sommes composés en majorité de cette substance. Oubliez aussi le concept d'eau-témoin. Laissez tout cela- comme la formule H2O - aux seuls usages de nos amis chimistes puisque il est question - encore une fois - d'une eau de laboratoire qui n'a rien à voir avec l'eau réelle. Si on tente d'analyser un début d'explication sur le pourquoi de cette définition aseptisée de l'eau, on se doute d'une forte influence pasteurienne. Fabriquer un référentiel "propre" c'est à dire sans impureté, sous entendu, tout corps qui empêche à l'eau la pureté dont notre mental se fait de la Vie idéale. Une neutralité absolue. Le 0, la base, la perfection. Une eau clinique non vivante mais hygiénique. Une eau parfaite c'est maitriser la Vie selon le mental.

On comprend mieux pourquoi la Science considère l'eau de façon banale car elle se base sur une eau artificielle de laboratoire qui n'a rien à voir avec l'eau naturelle qui est bien trop complexe. L'eau n'est pas une substance banale car le mélange qu'elle permet la rend incomparable d'une eau à une autre. Une eau de mer n'est pas une eau d'un lac. Une eau de pluie n'est pas une eau morphogénique humaine. Une eau laboratoire n'est pas une eau de robinet. Par cette compréhension de la fausseté de la définition de l'eau, on peut mieux saisir pourquoi tout être humain (eau morphogénique) est incomparable. Car unique.


19 août 2013

L'eau n'est pas un bien commun de l'humanité ! Qu'on se le dise!



Kŏngzĭ, alias Confucius, disait : « Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté. »

Voilà ce que devraient s'inspirés tous nos chers écolos-militants qui nous serinent de slogans fantaisistes comme celui-ci par exemple": "L'eau, bien commun de l'humanité" ou "Pour que l'eau reste un bien public" comme sur la photo ci-dessous.



Je me propose donc, un peu comme je l'avais fait dans un article sur Masaru Emoto précédemment dans ce blog, de donner à comprendre les dessous de ce combat écologique et recadrer une bonne fois pour toute cette "évidence" admise par un très grand nombre que l'eau serait un bien. Et qui se propage "naïvement" hélas sur des tas de sites ou de réseaux sociaux. Pourquoi? Tout simplement parce que c'est faux. L'eau n'est pas un bien! 

Tout d'abord, posons-nous la question de savoir (ou de se rappeler) ce qu'est un bien sinon une possession. Qui possède l'eau? Personne! Un peu d'humilité s'il vous plaît. L'eau est un mouvement constant qui fonctionne sous forme de cycle. On ne peut pas posséder un mouvement. Donc si on arrête l'eau (à l'échelle macroscopique). C'est déjà plus de l'eau. 





À l'inverse, et selon le même raisonnement, on peut considérer comme un bien ce qu'on appelle de "l'eau de réseau (ou du robinet)" puisqu'elle est stockée, distribuée, écoulée (dans des canalisations non naturelles), et traitée chimiquement afin de la rendre consommable au public. Ce n'est donc pas de l'eau mais un cocktail potable. On peut se demander d'ailleurs pourquoi on continue d'appeler cela de l'eau. C'est comme si on continuait à appeler notre pain du blé nonobstant les différentes étapes qui ont modifié le blé en pain.

Toujours est-il que la production industrielle de cette substance chimique non-vivante - appelée "eau" par les industriels du secteur, les écolos-militants et donc le public - génère un coût de gestion qu'il est logique de faire payer au consommateur (dans le cas d'une gestion privée) ou au contribuable (dans le cas d'une gestion publique). Il s'agit d'un cas de production classique de marchandise comme on le fait du pétrole, de l'agriculture, du vin.

Cette substance produite appelée "eau" est de fait une marchandise comme les autres. Il ne faut confondre l'eau et le service de l'eau.


Les mots ont de leur importance même pour les écolos

Demandons-nous pourquoi cette substance chlorée qui n'a de l'eau que l'aspect devrait-elle alors échapper à la monopolisation industrielle du secteur privé à l'instar de l'agroalimentaire? Pourquoi cette industrialisation par le privé génère t'elle un refus de tant de militants? Est-ce vraiment un combat militant en faveur de l'eau elle-même ou ce combat ne serait-il pas une manifestation d'une peur plus profonde non identifiée?

Pour y répondre, mettons les choses à plat et voyons ce que l'eau grossièrement représente dans notre vie de tous les jours pour justifier de tels slogans pompeux avec le mot "eau" (sous-entendu du robinet) sans que ce soit de l'eau: "L'eau n'est pas une marchandise" ou "Pour que l'eau reste un bien public".

"L'eau", c'est l'essence de la vie citadine (et villageoise) car elle intervient dans quasi tous nos actes essentiels du quotidien. Manquer d'eau et c'est notre activité humaine qui s'arrête. En langage citadin, cela revient à une petite mort. Pire! Sans "eau", il(elle) lui deviendrait impossible de se laver, de laver son habitation, la ville elle-même. On voit ce que donne une grève des éboueurs! L'eau permet la sédentarisation citadine car la propreté rend agréable l'enfermement (bureau, habitation, transport...). Quelles semaines sans eau et nous allons sentir à coup sûr le fauve! Vous savez! Cette odeur animale - la nôtre, la vraie - qu'on a besoin de dissimuler à coup de shampoing, de savon et de déodorant. On redeviendrait des animaux! Chouette diront certains! Horreur diront d'autres! Ironiquement, nous sommes bien plus dépendant de l'eau en ville qu'en habitant dans une forêt tels des animaux. L'eau est donc LE pilier de notre vie citadine (et villageoise). Mais pas seulement...

L'eau c'est la vie! Manquer d'eau pendant juste 3 jours et nous mourrons à coup sûr (selon les "spécialistes" officiellement nommés). C'est digne d'un film d'action. Nous aurions 3 jours pour trouver de l'eau. D'autres ont déjà répondu à cette possible panique. Je vous conseille la lecture de cet intéressant article de Yann Olivaux sur son blog "La nature de l'eau"  pour voir l'étendue des techniques connues pour récupérer de l'eau réelle et gratuite.




Dans le confort d'une habitation, rares sont les occasions de se connecter directement à la mort de façon aussi concrète. Et le confort attise la peur de mourir. D'où ce combat militant non pas pour l'eau mais pour rester vivant en ville. Contrôler l'eau et vous êtes "Dieu". Sauf que l'eau est incontrôlable. La substance chlorée des villes si. La privatisation de son accès donnerait un pouvoir "divin" dans les mains d'une poignée d'actionnaires généralement plus soucieux du profit généré que d'une quelconque émotion sur le sort d'une population en difficulté. L'enjeu de ce combat militant n'est donc pas la vie ou l'eau mais la défense du confort du citadin (ou villageois) qui nécessite des intermédiaires pour s'approvisionner en tout ce qui est essentiel pour vivre et fonctionner (eau, nourriture,propreté). Et dépendre de quelqu'un (ou d'une entreprise) c'est renoncer à sa liberté.

La conclusion de cet article se trouve dans la phrase de Confucius citée au début mais en l'inversant : "Lorsque les gens perdent leur liberté, les mots perdent leur sens."

L'eau n'est pas un bien commun de l'humanité! Qu'on se le dise et qu'on le partage!


14 août 2013

Et si on "redevenait" enfin des animaux...




Nous nous disons supérieurs à l'animal. Alors que l'animal ne fait pas la guerre. Étonnant! N'est-ce pas? À moins que faire la guerre nous rendent supérieurs à l'animal. J'en doute! La guerre est la pire chose qu’il ait été donné de faire à l’être humain. Même l'animal, le plus féroce et le plus sauvage soit-il, ne tue pas au sein de son espèce ( exceptés les rares cas de cannibalismes animales). Et pour cause!  La Vie est un mouvement permanent (anima-tion) auquel l'animal ne cherche pas à se dissocier. Car instinctivement, l'animal "sait" que sa principale fonction est de transmettre la Vie. Alors, très logiquement, il ne tue pas les animaux de sa propre espèce.


Il est donc faux de prétendre que l'être humain fait la guerre car il est un animal. Il ne faut pas confondre entre ce qu’est un animal et l’image que l’on s’en fait. D'ailleurs, pour "voir" un animal tuer au sein de son espèce de façon intentionnelle, il faut aller...Au cinéma. Troublant!

Ci-dessous dans un extrait de film tiré du dessin animé "Le Roi Lion" produit par Walt Disney en 1994.
             


Rappelons-nous que le mot anima est l'origine latine du mot animal et... Du mot âme. Ce qui fait sens quand on observe un animal. Il n'est pas "lui" mais la Vie. De cette façon, tout comme l'eau, l'animal nous donne la possibilité de voir, tel un miroir, notre âme. Si bien que la manière dont nous considérons l’animal nous révèle froidement l'épaisseur de notre obscurantisme qui nous garde aveugle du flux de notre lumière intérieure qu'est l'âme, reliée à tout ce qui est vivant.

Il est ainsi facile de comprendre pourquoi les animaux ne font pas la guerre. Tuer pour eux c'est avant tout pour rester en vie, ils n'ont pas d'idéologie à défendre ou à imposer comme le font les humains par la guerre. Alors je me permets la question suivante: Ne serait-il pas pertinent de s'inspirer de l'animal puisque nous y sommes si proches physiquement parlant? J'irai même plus loin en posant une autre question : Et si la possibilité - réelle et non utopique - d'un monde sans guerre se trouvait dans l'acception totale que nous sommes des animaux sans la moindre supériorité ?


Pour y répondre, cela va demander d'examiner dans un premier temps de façon objective que nous sommes bien des animaux. Puis dans un 2e temps, comprendre le mécanisme propre à l'être humain qui l’amène subtilement à accepter la guerre comme une fatalité.


1/ L'être humain est un animal

Je vous propose de commencer à l'échelle la plus petite possible de la connaissance humaine, c'est-à-dire nanométrique pour nous révéler quelle différence flagrante y aurait-il entre l'être humain et l'animal pour mériter le statut d'"être supérieur". Dans l'état des connaissances actuelles, rien ne nous diffère avec les animaux au point de nous rendre supérieurs à eux nous avons même une grande similitude. Et qu'est-ce qui explique cette similarité? Je ne vous étonnerais pas fidèles lecteurs de ce blog en vous disant qu'il s'agit de L'EAU, bien sûr! qui compose en majorité le corps d'un animal ou d'un être humain, mais pas seulement...

Marc Henry, chimiste à l'université de Strasbourg nous l'explique très simplement : "Un être vivant est composé de 99% d'eau, le reste étant essentiellement des protéines et des ions potassium. Sachant que la vie est un flux d'eau et d'ions, il est impératif de canaliser ces flux. Les protéines s'auto-assemblent donc pour former un tube avec une entrée et une sortie pour l'eau et les ions. Tout être vivant multicellulaire quel qu'il soit s'organise donc autour d'un tube polaire. Tout le reste est du détail qui permet de distinguer les espèces entre elles." 

Voilà qui est dit.

La vidéo ci-dessous de la série "Seconds of Eternity" montre d'ailleurs un super héros (sous-entendu un être humain qui se croit supérieur de ce qu'il n'est) en train de déféquer comme un animal le ferait signifiant que l'on soit humain ou animal, nous sommes des tubes polaires, "Tout le reste est du détail ".

        

C'est sans surprise qu'à l'échelle la plus petite qui soit de la connaissance humaine, l'être humain n'est pas supérieur à l'animal.

Alors il nous reste plus qu'à changer d'échelle d'observation afin de comprendre où il y aurait cette supériorité si évidente.




Je vous propose de bien regarder les 3 illustrations ci-dessous qui sont des arbres phylogénétiques afin que vous puissiez voir par vous-même l'absurdité technique de notre supposée supériorité sur l'animal. Comme d'habitude rien ne vaut un regard global comme l'illustration N°3.




1. Arbre phylogénétique
l'homme est tout en haut



2. Arbre phylogénétique
Ne cherchez pas le mot Homo Sapiens (être humain)
il est inclus avec le mot "animals" 
3. Arbre Phylogénétique des êtres vivants
Repérez bien le "Vous êtes ici"

Nous sommes des animaux comme les autres à la lecture des illustrations des arbres phylogénétiques N°2 ou N°3 qui ont été écrits et validés par des êtres humains. Dans le N°1, on voit clairement comment l'homme de façon subjective met l'être humain tout en haut de la cime de l'arbre comme s'il dominait le reste des êtres vivants. À l'inverse de l'illustration N°2, où le mot "man" ne figure pas puisque assimilé à "animalia". L'illustration N°3, nous permet de mieux apprécier l'infime place de l'être humain "homo sapiens" parmi tous les êtres vivants, à souligner qu'il est classé chez les animaux.

2/ Lien entre notre supériorité supposée à l'animal et la guerre.

Comme nous venons de le voir, rien de nous rend supérieur à l'animal biologiquement parlant. Ce qui est logique. Dans la nature, il n'y a pas de hiérarchie mais des complémentarités. 


Dans la vidéo ci-dessous, qui est tirée de la série "Seconds of Eternity", nous est dévoilée la racine de cette croyance qui nous fait penser que nous sommes supérieurs à l'animal alors qu'en réalité ce n'est pas le cas.
                      



L'égo! C'est la racine de cette croyance d'une supériorité supposée sur l'animal, et donc la racine de la guerre.

Je vous propose de comprendre pourquoi?

Objectivement nous sommes des animaux...d'un point de vue biologique. Cependant, il y a tout de même une chose qui nous différencie des autres animaux c'est que nous avons conscience de notre mort avant que celle-ci nous frappe. 

Comment en avons nous conscience? Notre égo nous fait réaliser pendant nos premiers mois d'existence que notre corps n'est pas celui de ceux de notre espèce. Nous prenons conscience que nous seul avons la responsabilité de ce corps. Et ce corps est mortel.

Nous devons alors faire l'amer (a-mère) expérience de la solitude (état de solitude) pour en accepter l'inconfort après avoir connu le confort du ventre de la mère où nous étions fusionnés avec elle. La manière (notre quotidien) de traverser cette expérience de la solitude conditionne notre habilité à créer (transformer l'héritage du passé) à l'instar de la vie (présent) qui nous (eau) a crée à son image tel un miroir (égo) au service du tout (amour).



C'est la peur de la mort qui nous mène à faire la guerre en permanence. L'animal n'a pas peur de la mort car il n'en a pas conscience. Il ne fait donc pas la guerre. Et quand il tue, il tue pour se nourrir d'un animal d'une autre espèce ou pour se protéger d'un prédateur.

Quel est alors le mécanisme qui nous mène de la peur de la mort à l'acceptation de la guerre?

Tout commence par la différenciation conscientisée qui nous fait vivre la peur, cela nous amène à chercher la protection psychologique pour survivre aux difficultés émotionnelles de notre enfance et de notre adolescence. Un besoin de protection sensé disparaitre à l'âge adulte au fil des expériences et d'observations au contact de la réalité de la vie, même inconfortable que nous sommes amenés à rencontrer.
Au lieu de cela, nous sélectionnons les expériences qui nous conviennent le plus comme on le fait dans un supermarché pour acheter ce dont nous avons besoin. On appelle cela : le confort. Nous gardons ainsi nos peurs, et par conséquent le besoin de protection demeure. Le confort vécu tous les jours devient un excès qui fini par nous couper de la vie...et ainsi de l'essence de la vie.... Le superficiel l'emporte sur la profondeur. Nous nions ce qui nous relie et ne voyons que des différences qui ne sont que superficiels. Le confort nous fait déconnecter de la "nature" (une étude récente sur les films de Walt Disney confirme d'ailleurs l'hypothèse d'une déconnexion de l'humain avec la nature).



Le confort nous simplifie la vie. La simplification nous amène la paresse à vivre qui nous conduit à l'ennui qui met en évidence le vide en nous et donc la mort cette inconnue. Que nous fuyons par des divertissements quotidiens (drogue, télévision, tabac, sucre, amis, lecture sacrée,etc) générant ainsi un pouvoir du divertissement (consommation, politique, religion, cinéma) qui fabrique du rêve (ambition, espoir, utopie, romantisme), afin de nous permettre de rester déconnectés de la réalité, attisant ainsi nos peurs et donc nos besoins de protections d'un individu ou d'une société. Nous pouvons rester dans le confort. Tout le monde s'y retrouve.


Les succès répétés du cinéma américain dans le monde n'est pas le fruit du hasard. Les États-Unis étant le pays le plus riche, le plus consumériste et le plus guerrier du monde. 


 Beaucoup de succès commerciaux au cinéma viennent d'histoires de super héros associés
 à des animaux comme Batman (l'homme chauve-souris) ou Spiderman (l'homme araignée)


Par conséquent, la perte de connexion avec ce que nous sommes, et donc ce qui nous relie avec les autres êtres vivants et plus encore avec les êtres humains nous fait alors accepter qu'en notre nom on puisse tuer des êtres humains pour nous protéger et/ou protéger nos intérêts économiques. Dit autrement, nous faisons la guerre car nous nous sentons supérieurs aux animaux. Le comble!

Et si on redevenait enfin des animaux...Pour ne plus faire la guerre.






22 juil. 2013

The Experience : Being Water/ Récit de tournage.




Récit par Rodolphe Forget (réalisateur).

"Je dois vous avouer que je redoutais un peu ce moment de vérité de la rédaction d’un article sur cette belle aventure qu’est la fabrication du film "The Experience: Being Water". Pourquoi?  Car je vais devoir revenir au tout début de mon histoire avec l’eau en 2009, et me faire ainsi retraverser par des émotions qui sont encore palpables aujourd'hui. Un mélange de tendresse, de pudeur, et d'infinie reconnaissance d'avoir tant reçu de l'eau, de la vie. 
Je ne me suis pas encore donné le temps d’évacuer ces émotions car je n'arrête pas de travailler depuis ce film pour transmettre humblement ce que j’ai compris de l’eau. Et il y a tant de choses à transmettre...Et je souhaite donner tellement autant que j’ai reçu.
Ce qui s'est passé pendant ces deux mois de tournage en 2009 jusqu’à la mise en ligne gratuite sur internet en 2011, n'a évidemment pas d'équivalent puisqu'il m'a été donné de rencontrer l'eau. La plus belle des femmes puisque elle est toutes les femmes. Je l’ai filmé pendant des centaines d’heures. Écouter sa leçon (le son). Je l’ai observé comme peu de scientifiques aujourd’hui qui s’expriment crânement sur son sujet. J’ai pensé à elle tous les jours. Et c’est encore le cas aujourd’hui. J’ai donc vu sa lumière et son ombre peu à peu. Je me suis alors rencontré. Tel que je suis. Fait de lumière et d’ombre. J'ai accepté les deux. J'ai eu le choix de ne pas le faire. Je n'ai pas choisi. J'ai fait confiance à l'eau. Je ne voulais pas laisser un aspect de côté puisqu'ils sont complémentaires. L'eau nous fait naître ainsi. C’est qu’il y a une sage logique sur lequel nous devrions méditer quotidiennement. L’eau porte en elle l'Indivisible. La non-dualité. L’Unique. L'Amour. Elle ne choisit pas l’être qu’elle compose. J'ai donc été testé par l’eau, la vie, qui s’exprime à travers elle cette médiatrice.  Ça été difficile. Mais j'ai tenu. J'avais suffisamment de vaillance et de détermination. Puis j'ai été accepté progressivement. L’eau a agit telle une femme en acceptant lentement de dévoiler sa beauté tout en sondant la pureté de ma démarche. J'ai même été aidé par le peuple de l'eau...Pour faire de meilleures images car j’étais un piètre cameraman, mais j'étais un bon réalisateur car indéniablement un des seuls réalisateurs de la réalité visible et...Invisible. Telle que la réalité est. Depuis faire un film avec presque rien est ma grande spécialité...Ce qui me fait dire que mon destin m'avait donné rendez-vous au bord d'une rivière."


Rodolphe Forget au Mexique
Récit de tournage


C'était en mars 2009, je sortais de la réalisation du film "L'eau, la médiatrice."qui avait été si difficile car réalisé avec peu de moyen et peu d'expérience. J'avais collaboré à cette époque avec Loic S. qui avait financé le projet. Notre complicité nous apportait une émulsion créative. Nous étions tous les deux très enthousiasmes. C'était notre atout et notre force pour aller de l'avant malgré le peu d'engouement autour de nous sur le sujet de l'eau. Les rôles étaient bien répartis à cette époque. Tout simplement parce que Loic n'avait aucune compétence dans la réalisation ou le montage. Il découvrait le monde de l'audiovisuel. Je fabriquais donc les films, Loic les vendait. Tout allait pour le mieux. Puis vint le projet initialement nommé "L'être de l'eau".






Cette idée de film m'était venue d'une rencontre avec...Un vortex observé dans les laboratoires d'Herrischried crée par Théodore Schwenk en 1970, que nous avions visité Loïc et moi en février 2009. Je me souviens de ce vortex face à moi, crée à l'occasion de notre visite par le personnel du laboratoire. Il mesurait environ 1m de hauteur ou plus. Je me souviens combien il était impressionnant à observer. Je n'en avais jamais vu d'aussi grand. J'étais troublé par ce vortex, j’avais l’impression d’être en présence d’un être humain. Je ne sais pas encore d'où vient cette impression car je voyais bien un vortex dans un récipient d'eau liquide mais quelque chose se dégageait. Autre chose de subtile. Une énergie? Un esprit? Je ne savais pas mais cela faisait écho en moi. J'entendais «l'appel».

un vortex



Cette image de ce vortex n'allait plus me quitter si bien qu'après avoir fini en 2009 "L'eau, la médiatrice." qui était assez "scientifique". Je sentais l'envie d'aller vers un film plutôt spirituel. Comme une respiration nécessaire. Car l'eau n'est pas la science comme je l'ai rappelé dans ce blog. Je sentais que ce vortex et le souvenir que j'en avais, allait nous guider vers la prochaine étape. J'ai donc lu "Le chaos sensible" de Théodore Schwenk, le fondateur de ce laboratoire qui observe les fluides dont l'eau. Un chapitre retenu toute mon attention: "L'être spirituel de l'eau". À la la lecture, j'étais enchanté car cela répondait exactement à l'impression ressentie de ma rencontre avec le vortex.

1er extrait du chapitre "L'être spirituel de l'eau"

2e extrait du chapitre "L'être spirituel de l'eau" 


Je pris ce chapitre comme la colonne vertébrale d’un éventuel projet sur le sujet de l’être spirituel de l’eau, qui était une notion un peu trop abstraite pour moi et surtout très nouveau. J’étais encore loin d’envisager un début d’idée de film. Mais je sentais bizarrement malgré le flou que ce serait le sujet de mon prochain film. Je ne compte pas le nombre de fois que j'ai lu ce court chapitre. Puis après un temps, un début de compréhension jaillit. Ce qui signifie pour un réalisateur, une idée d’angle pour traiter ce sujet si vaste et si nouveau. Après quelques semaines à réfléchir, observer, tester la cohérence de l’idée. Je fus prêt. Je me décida enfin à entreprendre l'impossible: Filmer l'être de l'eau. C'était complètement fou. Je ne savais pas à quoi cela pouvait ressembler. Je n'avais évidemment aucune référence d'un film, d'un dessin animé sur le sujet puisque l’eau n’est pas un sujet très prisé chez les cinéaste. J'étais seul avec cette intuition. Filmer l'invisible. Comment était-ce possible? Il y avait la solution des trucages, d'un film d'animation mais tout cela demandait bien trop d'argent. Alors comment un type comme moi sans argent et une caméra semi-professionnelle pouvait filmer l'invisible? Je ne savais pas mais je ne pouvais pas refuser ce défi. J'allais trouver.

Tout d'abord,  je me servis d'un extrait du chapitre sur l'être de l'eau. La clé de l'énigme s'y trouver forcement. Et effectivement, au début du chapitre Théodore Schwenk cite un extrait du livre "Le Traité des Couleurs" de Goethe: "En réalité, c'est en vain que nous entreprenons d'exprimer l'être d'une chose. Nous percevons des effets; une histoire complète de ces effets embrasserait sans doute, à la rigueur, l'être de la chose. C'est en vain que nous nous efforçons de décrire le caractère d'un homme; par contre, que l'on réunisse ses gestes, ses actions, et une image de son caractère en ressort."

La dernière phrase m'éclaira enfin. Je savais enfin comment m'y prendre. Ce qui pour un réalisateur est un soulagement car c’est à ce moment précis qu’on peut envisager la logistique pour matérialiser l’idée. Je compris donc qu’il me fallait filmer l'eau sous toutes les formes, tous les états,  qu'elle pouvait prendre. Océan, fleuve, rivière, ruisseau, lac, pluie, neige, eau du robinet, fontaine, caniveau, afin que l'image de son caractère en ressort. Mais où allais-je tourner cela? Toujours dans un souci d'économie, je devais aller dans un endroit que je connaissais déjà pour éviter de faire des repérages, et un lieu qui pouvait avoir différents reliefs dans un espace réduit, toujours par souci d’économie pour limiter les frais de transport. Et le seul endroit à ma connaissance où je pouvais trouver tous ces avantages était Vancouver où auparavant j'avais vécu deux ans. Cette ville a la particularité d'être coincé entre la mer et la montagne. Là-bas, j'avais tout ce qu’il fallait pour travailler tranquillement l’eau dans tous ses états visibles et à moindre frais.




Après avoir bien réfléchi sur la faisabilité du projet, je me décida à en parler à Loïc qui adhéra tout de suite. Mais il se demandait bien pourquoi il me fallait partir si loin. Je lui expliqua alors l'économie que pouvait représenter de ne pas faire de repérage qui est la phase de production avant de commencer un tournage et qui coûte de l’argent. Dans ma solution d’aller à Vancouver, il n'y avait que le billet d'avion à acheter, je prévoyais après de me débrouiller. Des amis pouvaient m'héberger. Ayant convaincu Loïc qu'il s'agissait bien de la solution la moins onéreuse, il finit par me dire oui. Et c'est ainsi que je me suis retrouvé embarqué à préparer ce projet. Moi même, de temps en temps, je me demandais bien ce que j'étais en train de faire. Mais l'intuition était si forte qu'il m'était impossible de reculer. J'étais sûr de moi tout en étant dubitatif. J’avais le trac du réalisateur qui voit avant les autres, et qui doit donc gérer sa propre confiance mais aussi celle des autres qui ne voient pas encore ce dont il est question. Après avoir tout finalisé, le jour du départ arriva. Avant de partir de France, je me souviens d'avoir eu l'intime conviction que plus rien ne serait comme avant. Je ne me doutais pas à quel point. 




Mai 2009, j'arriva à Vancouver où je fus hébergé chez mes amis comme prévu. En France, Loïc s'occupa de la vente de "L'eau, la médiatrice.", il découvrait la difficile fonction de diffuseur qui consiste à vendre et promouvoir des DVDs. 
À peine arrivé, je fis mes premières prises de vue. Et je découvrais vite les inconvénients du confort d'une vie citadine, puisque je manquais d'agilité pour accéder à des endroits difficiles d'accès aux bords des rivières. J'étais très maladroit. Une prise de conscience me vint alors. Autant nous sommes habitués à ce que l’eau vienne à nous dans notre confort citadin, dans notre cuisine, salle de bain, jardin, fontaine, autant dans ma situation je devais m’abaisser à aller vers elle tel un animal qui a soif. Le faire une fois de temps en temps n’a pas d’incidence mais le faire tous les jours pendant environ deux mois, m’a rééduqué vis-à-vis de l’eau. Cela force à l’humilité. C’est bien ce que ne comprennent pas ceux qui me critiquent de critiquer Emoto. Mon lien avec l’eau ne s’est pas fait dans un laboratoire ou à travers des livres, mais dans son antre qu’elle a tracé elle-même et dont je me suis incliné à suivre. Je devais me salir, me mouiller, voire me baigner avec la caméra, prendre des petits risques. Je devais m’allonger parfois sur la route malgré le sarcasme des passants pour la filmer sous un angle qui la mettait en valeur. Sans m’en rendre compte, je retrouvais mon animalité endormie au contact de l'eau et de la végétation. Je retrouvais peu à peu cette mémoire que nous sommes Un. Je jouais à nouveau avec les éléments. Je respirais. La joie de vivre me remplissait de façon abondante comme jamais auparavant. Je me sentais libre. Je vivais. Je passais alors les barrières qu'il était interdit de franchir sous peine de «danger». Je prenais conscience ainsi combien notre société se surprotégeait et qu’elle périclitait de se protéger autant. Plus le risque disparaît, plus c’est la vie qui se retire.



Après quelques semaines en contact régulier avec l'eau, j'avais changé intérieurement. Ma relation avec l'eau avait aussi profondément changé. Je la regardais autrement. je l'écoutais autrement. Je la respirais autrement. Je la touchais autrement. Je la caressais même. J’admirais ses rondeurs. J’admirais ses éclats. Sa force d’écoulement. Son son si harmonieux. Si doux. Si féminin. Si relaxant. Notre relation devenait plus intime. Ce n'était plus un simple liquide. Je la voyais de plus en plus...Comme un être. J'allais au delà de la forme. Des prises de consciences, des réflexions me venaient pendant que je filmais. Mais je n'en prenais pas plus compte que cela. Plus tard, j’allais apprendre qu’en fait, l'eau ne cessait pas de communiquer avec moi et m’enseignait par le son de la vie qu’elle porte en elle. 

Je dois préciser que parfois malgré les joies ressenties du tournage, j’ai eu des moments difficiles à vivre. Car les changements avaient leur lot de remises en question mais je tenais grâce à une chanson qui avait le don de me relever à chaque fois pour avancer malgré mes envies de renoncement. Avec cette chanson, j’avais l’impression d’entendre la belle voix de la Source, mère de tous les êtres vivants. Il s'agissait de la chanson au titre évocatoire: «Now we are free» co-écrite par un certain Hans Zimmer, LE compositeur qui m'inspire le plus pour faire mes projets (encore actuellement). Chanson écrite pour le film «Gladiator».





Après 3 semaines de tournages, je senti que je devais partir de Vancouver. Une suite de coïncidence allait m'amener à comprendre que l'eau m'attendait ailleurs. Le périple était loin d’être fini. Je n’avais pas décidé de date de retour en France. Mais j’appréhendais tout de même ce que j’allais vivre et les obstacles que j’allais rencontré et devoir donc traverser. Et la destination fut le pôle nord, le royaume de l'eau où l'être humain ne peut pas construire comme il le voudrait à cause de la présence du permafrost, et avec une grande présence des gardiens de l’eau que sont les moustiques. Là-bas, l’aérosol pour épargner les moustiques ne doit pas juste être diffuser autour de vous, il faut carrément s’en mettre sur soi. Car les moustiques sont très nombreux. Je demandais à Loïc son aval, il continua à ne pas comprendre mais il accepta de rallonger un peu pour les billets d'avion. J'entrepris donc un voyage à Inuvik, puis à Niagara Falls, et enfin au Mexique. (vidéo ci-dessous aux chutes du Niagara)





Au Mexique, je fis la rencontre d'un chaman qui me confirma à l'issu de nos discussions que pendant tout le tournage où j'avais des prises de conscience c'était l'eau qui avait communiqué avec moi. J'étais stupéfait et touché de cette marque de confiance de l’eau. 

C’est au Mexique que j'ai eu d'ailleurs une des plus belles anecdotes du tournage. N'étant pas caméraman, j'avais encore du mal avec ma caméra à retranscrire à l'image la beauté de ce que je voyais. Puis au court d'une prise de vue, une fonction de ma caméra se déclencha toute seule. Elle permettait d'améliorer l'entrée de la lumière sur la cellule photographique (ouverture de l’objectif) pendant la prise de vue afin de mieux filmer la transparence de l'eau. J'étais bluffé. Je n'ai jamais pu retrouvé la séquence tournée à ce moment là. Elle avait disparu mystérieusement. Tout comme la fonction à la fin du tournage. Aujourd'hui, je reste convaincu que c'étaient les ondines qui m'avaient aidé à faire de bien plus belle images afin de pouvoir filmer l’intimité et donc la magie de l’eau. J'avais été autorisé après un mois et demi de patience et sans le rechercher.

Le moment où la fonction est apparue

En juillet 2009, je rentre en France. 2 mois de tournage, presque 50.000km parcourus et...20 heures d'images d'eau. Le changement que je pressentais avant de partir n'a pas tardé à arriver. Très vite entre Loïc et moi la rupture est inévitable. Professionnellement et humainement. Sans rentrer dans les détails, je dirai que c'est un différent financier qui aura eu raison de nous. Si bien que dans le contenu de l'accord, je me retrouva propriétaire des images tournées sur le projet de "l'être de l'eau". 
Mais ce n’était pas tout, je louais un appartement à cet époque-là, dont le propriétaire était...Loïc. J’avais besoin de prendre de la distance avec lui. N'ayant que mon RSA pour seul revenu, je n'avais pas d'autres choix dans l'immédiat que d'envisager d'aménager ma voiture pour y dormir...
Si bien qu’en septembre 2009, je me retrouva ainsi sans argent, sans logement mais...riche de 20h d'images d'eau.


Récit de post-production

Décembre 2009, alors que je n'ai quasiment pas d'argent, je décide intuitivement de retourner à Vancouver pour faire le montage. Il fallait que je l’accouche ce film. Là encore, cela n’avait pas de sens car je pouvais faire le montage en France. Au même moment, je parviens contre toute attente, à revoir une femme que j’avais rencontré l’été. Elle était celle que j’avais toujours cherché. Le genre de femme avec qui j’aurais voulu faire des enfants. Le genre de femmes où je ne me lassais pas d’être en sa compagnie. La coïncidence était flagrante. Je le prenais pour un test. Vais-je renoncer au montage du film pour rester avec elle? Inutile de faire durer le suspens. La réponse a été non. Mais à aucun moment, il ne m’est revenu de renoncer au montage. Et cette femme m’a aidé à cela car elle ne m’a jamais demandé de rester auprès d’elle. Je suis donc parti malgré mon envie de rester au près de celle que j’aimais le plus à ce moment là. D’ailleurs partir si loin avait été une aubaine car cela m’avait permis de me concentrer uniquement sur l’eau et donc le film. Si j’étais resté en France, j’aurai eu plus la tête à vouloir voir cette femme. Seule l’intuition est visionnaire.



Je quitte les bras de cette femme donc et je m’envole pour Vancouver. Déterminé à en découdre car je ne savais pas encore quelle allure allait prendre ce film. 20h de rush c’est juste énorme. Puis arrivé là-bas, mon ordinateur tomba en panne. N’ayant pas d’argent du tout - mes amis m'hébergeaient et me nourrissaient - je ne pouvais donc pas réparer mon ordinateur. C’est donc mes amis qui m’ont prêté un ordinateur qu’ils n’utilisaient plus. Et là,  je ne vous étonnerais pas en vous disant que c’est grâce à cet panne,  que j’ai pu utiliser un autre logiciel de montage que celui que j’utilisais habituellement, et qui m’a permit par une de ses fonctionnalités de voir comment monter le film. Il n’y a pas de hasard. 

En Janvier 2010, nait "The Experience: Being Water". Le film est projeté dans une salle de cinéma à Vancouver. Le plus long aura été finalement d'écrire le texte de la voix-off puisque cela m'a pris un mois. Pour ce faire, je me suis inspiré d'un livre de Dominique Schmidt "Dialogue sur les écrits inédits de Krishnamurti"  et un livre basé sur les entretiens publics de Krisnamurti "Vivre dans un monde en crise". La voix-off est celle du fils de mes amis qui m'hébergeaient. Julien Thomas. Je l’avais choisi car la sensibilité de ce jeune homme était belle et correspondait bien à l'honnêteté (eau-netteté) que ce film transmet. La musique qui figure en accompagnement de la voix-off est celle que j’ai écouté en boucle à cette période là pour trouver l’inspiration pour la rédaction du texte. Et elle est de...Hans Zimmer. Cette musique s’intitule «Chevalier de Sangreal» du film The Da Vinci Code. Coïncidence?


Vidéo ci-dessous qui montre la maison dans laquelle j'ai fait le montage. Tous les jours, à table nous étions une dizaine venant de pays différents. 


Peu après j’essaya de trouver de l’argent pour sortir le film en DVD, je contacta quelques personnes et sans le demander, le film fut sélectionné par son originalité au festival "Au film de l'eau" en 2010,  (je n’ai jamais soumis le film à aucun festival). Dans la foulée, j’envoya le film à Marc Henry pour qu'il me dise ce qu'il en pense vu qu'en 2009 nous nous étions rencontrés pour une interview dans le cadre de "L'eau, la médiatrice.". Je fus surpris par l'enthousiasme de son retour de commentaire. Cela a crée inévitablement un lien fort entre nous à propos de l'eau qui s'est traduit par la suite par de multiples collaborations. Et notamment EAU: Séance iLive!

Puis vers 2011, sentant le film "The Experience: Being Water" en avance sur son temps, et donc inaccessible pour une majorité de personnes dont l’eau n’est pas un centre d’intérêt, je décida de faire deux projets "Garonne" qui est une marche de 500km le long de la Garonne et "Seconds of Eternity" série de 100 films de moins d'une minutes chacun sur les sujets de l'eau, de l'égo et de l'amour. Ces trois projets formant une trilogie que j'ai titré "Water's Trilogy" tout simplement. 

Enfin, par la suite  j’essaya de vendre "Being Water". Je n’ai pas réussi. Le film «refusait» de sortir correctement de l’ordinateur de mon monteur qui ne comprenait pas pourquoi cela arrivait. En 30 ans de montage, il ne pouvait s’expliquer sur ce mystère. J’ai mis deux ans à comprendre comment ce film devait être diffusé vers le public. Puis j'ai compris que le film devait être gratuit malgré tout l'argent que j'avais dépensé et le temps pour le fabriquer. Comme un don que je faisais à l'humanité. Je me suis donc exécuté. Sans à chercher à comprendre. Je suis au service de la vie pas d'une quelconque ambition personnelle.

Conclusion

En conclusion, je dirai qu’en tant que réalisateur, je n’assume pas «The Experience: Being Water». Techniquement, il n’est pas au point. Tout ce qu’on ne doit pas faire dans un film, je l’ai fait. J’ai évité au maximum de cacher les erreurs, les défauts. Alors que le montage sert justement à masquer toutes les imperfections. Le cinéma c'est de la triche que l'on recherche en tant que spectateur pour s'évader justement de la réalité que l'on voit comme imparfaite et donc insupportable. Après coup, je dirai que j’ai fait un film animal. Vrai. Pure. Authentique. Humain.Ce qui explique que je n’ai pas mis de voix-off et de musique sur les images d’eau. Je ne voulais pas d'artifice. Je voulais laisser l’eau avec le spectateur. Sans manipuler le spectateur par de l'émotionnel à travers une musique ou autre astuce de monteur. Je voulais laisser la place à l’introspection qui est «bannie» des films classiques. C’est donc l’un des films les moins divertissants que je connaisse. Le réalisateur n'est pas glorifié mais l’être humain que je suis exulte, de tous les films que j’ai fabriqué, c’est celui dont je me sens le plus animé. Le plus investi. Le plus touché. Un peu comme une maman le serait pour son enfant le plus faible. Ce film a une âme. Une autonomie. Ce film est un miroir de notre âme. Ce que vous ressentez de ce film en dit long sur votre clairvoyance intérieure. J'irai même plus loin. Malgré l'omniprésence de l'eau dans ce film, ce n'est pas un film sur l'eau. Ce qu'on voit de se film c'est ce qui s'exprime à travers elle qui est et reste une médiatrice. 

"The Experience: Being Water" est un film sur l'Amour. 

J’ai fait le film utile à l’humanité dont je sentais devoir faire depuis que je suis adolescent. Tout ce que je vis depuis n’est que du bonus. Je peux mourir tranquille. 


Merci à l’eau.

La vidéo ci-dessous a été faite avec des images non utilisées pour "The Experience:Being Water".

24 mai 2013

"L'eau, c'est la vie" ou "l'eau, c'est H₂O"? Il faudra choisir...


© Jernej Lasič

Avant de commencer, permettez-moi de vous faire une mise au point. Car ce qui va être dit dans cet article va peut-être faire toussoter les admirateurs inconditionnels de la Science. Et vu les réactions étonnantes de certains internautes à propos de  mon dernier article concernant l'icône Emoto, j'ai décidé cette fois-ci de prendre les devants. Au cas où...
Tout d'abord dire et/ou rappeler que l'eau n'est pas la Science, malgré sa monopolisation sur le sujet. Cette discipline aussi fantastique soit-elle n'évoque qu'une minuscule partie de ce qu'est l'eau ( là! Vous pouvez commencer à toussoter) Donc pour un confort de lecture de ce présent article, il est fortement conseillé de dégonfler l'admiration pour cette discipline, et de descendre sur Terre calmement.  Afin de se poser une question test : Combien de temps ai-je passé à observer réellement l'eau d'une rivière, d'une mer, d'un verre d'eau? En fonction de la réponse, vous pourrez vous jauger sur une échelle allant de l'admirateur de la Science plus que de l'eau, et dans ce cas cet article va peut-être vous être douloureux, ou alors à l'autre bout du curseur, comme moi, l'eau vous transcende par le temps passé à l'observer directement, vous allez donc certainement apprécier cet article, que je résumerais par cette phrase : Avec l'eau, savoir ne sert à rien. Bonne lecture!



"L'eau, c'est la vie." et "l'eau, c'est H₂O." sont les deux phrases les plus couramment exprimées ou entendues quand il s'agit d'évoquer l'eau. Car tout le monde "sait" que "l'eau, c'est la vie" et que "l'eau, c'est H₂O". Moi aussi je croyais savoir mais je dis maintenant bizarre! Car ces deux phrases ne disent pas la même chose. Je m'explique en 3 points.

1/ L'eau n'est pas seulement H₂O

Tout d'abord, concernant la formule H₂O, écrite ainsi, apparaît comme une molécule isolée, coupée de son environnement moléculaire. Alors que la vie, c'est du lien, tout est interconnecté. Et cette formule H₂O ne fait pas apparaître cette information. Pourtant, les scientifiques savent que cette molécule H₂O ne peut fonctionner de façon liée justement qu'avec d'autres molécules H₂O avoisinantes générant ainsi un ensemble gigantesque pouvant compter jusqu'à des millions de molécules qu'on appelle en physique quantique: un domaine de cohérence.

Ces liens, ces interconnections, entre molécules d'eau génèrent un mouvement permanent grâce aux incessants échanges de proton, d'une vitesse estimée à une picoseconde (10−12 secondes), amenant ainsi la molécule H₂O à devenir de façon aléatoire, H₃O⁺, OH⁻, H₂O et d'autres combinaisons encore si on y ajoute les différents isotopes de l'hygrogène et de l'oxygène, on est donc loin d'une simple formule H₂O statique et isolée.



Pour en avoir un meilleur aperçu, Marc Henry, chimiste à l'Université de Strasbourg, l'a résumé dans une vidéo titrée "Où l'on voit que l'eau n'est pas seulement H₂O".

              


En 2012, comprenant que la phrase "l'eau, c'est H₂O." n'était pas correcte, cela m'avait inspiré la vidéo ci-dessous titrée "Britanicum" où l'on voit cette vieille formule dogmatique d'H₂O exploser en un domaine de cohérence afin de nous donner une formule chimique plus correcte de l'eau: (H₂O)n... Libérant ainsi à la fin la beauté de l'eau représentée par la femme.


            

Nous voilà débarrassé d'un dogme. H₂O n'est plus, vive (H₂O)n ! 



Oui mais...La correction n'y fait rien. "l'eau, c'est la vie" et "l'eau, c'est (H₂O)n" ne disent toujours pas la même chose.

En effet, pourquoi ne retenir dans l'écriture de la formule finale que "H₂O"? Alors que cette molécule ne cesse de changer toutes les picosecondes, et même sans considérer tous les isotopes évoqués dans la vidéo de Marc Henry, pourquoi privilégier H₂O plutôt que H₃O⁺ et OH⁻? La réponse des scientifiques est pragmatique puisque ils parlent de statistiques. H₂O étant considérée comme la plus fréquente et donc la plus nombreuse. Ah tiens! Et pourquoi alors ces mêmes scientifiques ne résument pas l'être humain à H₂O aussi puisque le corps humain en est composé à 99% du nombre totale de ses molécules? Il y a des fois où les statistiques sont pertinentes et des fois non. Bizarre!

2/ Les limites de la formule "H₂O"

un domaine de cohérence peut être représenté
 par un banc de poisson

La photo ci-dessus représentant un banc de poisson donne une idée visuelle de ce que peut être un domaine de cohérence selon les scientifiques. Je me pose alors une autre question en imaginant un "banc"de molécules de milliers voire de millions de molécules s'ajoutant à des milliards d'autres "bancs" de molécules. Comment pouvons-nous oser résumer ce gigantisme avec seulement une petite formule de 2 lettres et un chiffre (H₂O)? Mieux vaut en rire, je crois...

Ajoutons à ce gigantisme le fait que tous les atomes sont différents. La nature nous montre à travers tous les êtres vivants combien elle ne cesse de créer et que par conséquent chaque être vivant est unique. Comme chaque poisson sur cette photo. Comment avec une petite formule de 2 lettres et un chiffre (H₂O) pouvons-nous le montrer? On ne le montre pas, car c'est implicitement su par une poignée de gens. Exemple: voyez-vous une différence entre cet H₂O et cet H₂O? Moi non, pourtant la molécule d'eau de gauche a échangé un proton avec celle de droite. Merci pour le décodage... 

Cette formule H₂O nous pose aussi une limite d'échelle, que l'on parle d'une molécule ou de mille milliards de milliards de molécules, cela reste toujours du H₂O. Étonnant!

Bref, la limite de la formule H₂O (ou même (H₂O)n) est plus qu'atteinte. Elle a juste la qualité de donner deux informations pour le public: à savoir l'identification des deux gaz qui la composent et le rapport entre les deux. Et c'est tout...Elle n'en dit pas plus et c'est là sa limite. Pourquoi? Car la formule H₂O est avant tout un language scientifique dont seuls les scientifiques possèdent jalousement la grille de lecture. Quand nous lisons H₂O - qui s'apparente à du language SMS -, les scientifiques eux lisent autre chose car ils y rattachent des quantités d'informations qu'ils utilisent tous les jours. Ce qui leur donne de fait un pouvoir sur nous puisque EUX savent décoder et pas nous. Ils nous deviennent alors indispensables. C'est malin! 

Cela nous ramène à nos enseignants de notre chère scolarité - que les scientifiques ont remplacé dans notre vie d'adulte - où toute liberté de penser et de créer est inhibée par la machine scolaire bien huilée. L'enseignant, l'adulte, le scientifique a toujours raison. L'enfant/l'ado rebelle (car unique) se raisonne, se plie et obéit. À l'âge adulte, il est domestiqué, l'ex-rebelle (mais toujours unique) a accepté -par paresse - de dépendre d'un tiers qui sait toujours mieux que lui. Il en paye le prix fort puisqu'il renonce à son autonomie et donc à sa créativité. Le "problème" c'est que la vie est créative à chaque picoseconde.

Et on retrouve donc ce "problème" avec l'eau et la formule H₂O car que ce soit l'eau du corps humain, l'eau des nuages ou l'eau de mer c'est toujours H₂O. Quelle tristesse! Où est l'extraordinaire diversité de la vie dans tous cela pour l'enfant ou (l'adulte) qui découvre l'eau? Où est l'expression explosive de la créativité de la vie? Pas dans cette formule. La phrase "l'eau, c'est H₂O" génère forcement de l'ennui. Puisque l'eau, omniprésente dans notre quotidien, répond toujours à la même définition mortifère de 3 atomes comme une substance bénigne. Le glissement sémantique est inévitable,  l'ennui que produit l'aspect scolaire de la phrase "l'eau, c'est H₂O" devient "l'eau, c'est l'ennui" et comme "l'eau, c'est la vie." donc "la vie c'est l'ennui.". On comprends pourquoi on va chercher du rêve dans le divertissement. Comment voulez-vous qu'avec ce genre d'information nous puissions être intéressés par l'eau? Ça paraît bien difficile. À moins d'être pseudo-scientifique et montrer l'eau sous forme de cristaux de glace et lui faire dire des choses immatures. C'est une option. Et elle fonctionne puisque c'est du divertissement.




En résumé, ll apparaît clairement qu'avec 3 atomes écrits (H₂O), on ne peut pas faire apparaître la créativité et le gigantisme organisationnel de l'eau, le scientifique est certainement conscient de cela mais il n'est pas, de façon générale, un communicant. Il transmet cette information dans son jargon technique. L'information est ensuite propagée par d'autres via des livres, des conférences, des films, des manuels scolaires vers le public et dessert ainsi la communication sur l'eau. Et donc l'eau elle-même.

On peut comprendre le manque d'enthousiasme du public concernant l'eau associée à ce H₂O limité et scolaire. Si bien que la parole sur l'eau est monopolisée par les scientifiques ou assimilés. Il faut avoir la connaissance pour parler sur l'eau. Sinon les gens se déplaceraient encore moins. Un exemple concret c'est que la quasi totalité des conférences traitant de l'eau en France sont scientifiques puisque les sujets demandés et/ou proposés sont toujours les mêmes (manque de créativité?) à savoir sur l'eau et la santé, l'eau et la pollution, l'eau et ses propriétés physico-chimiques, l'eau de boisson...etc. L'extase en somme!  D'ailleurs finalement à bien y réfléchir, l'eau devient important pour les gens quand ils font la relation entre l'eau de boisson et leur santé. Et donc la "perte" possible de la vie. On retrouve la peur racine de toutes les peurs qui est la peur de la mort car elle est inconnue. On ne sait pas. La formule H₂O donne l'illusion de savoir un peu de la vie et donc de la mort.

3/ L'eau n'est pas H₂O

Tout d'abord, rappelons une évidence : le mot n'est pas la chose. C'est comme les statistiques, c'est utile mais les mots ne sont pas la réalité. On le vérifie avec H₂O.


Traduction: truth/vérité, lies/mensonge

Posons maintenant la réflexion ainsi, si "l'eau, c'est la vie." et "l'eau, c'est H₂O (ou (H₂O)n.", est-ce que l'on peut dire que "la vie, c'est H₂O"? 

Non bien sûr! C'est évident que ce n'est pas le cas. Nous serions même une grande majorité à dire : "Soyons sérieux, on ne peut pas résumer la vie dans une formule chimique, car la vie est bien plus que cela!" Je suis complètement d'accord, alors pourquoi le faire avec l'eau? L'eau est aussi bien plus qu'une formule...Puisqu'elle est la vie disions-nous!

Oui...Mais le mot "vie" à la question "est-ce que l'on peut dire que "la vie, c'est H₂O"?" nous évoque des souvenirs, des visages, des émotions, des désirs, etc...De ce fait, on est dans l'ordre de l'expérience intime. On est donc plus prompte à ne pas accepter de se laisser enfermer dans une formule chimique. Alors que le mot "eau" dans les deux phrases "l'eau, c'est la vie." et "l'eau, c'est H₂O (ou (H₂O)n."ne nous parle pas car rien d'intime nous y relie, seuls des actes - souvent ennuyeux - du quotidien y sont associés comme laver le linge, se laver, faire la cuisine ou nettoyer sa voiture. Par conséquent, le mot "eau" sous-entend l'eau à l'extérieur de nous. Elle est donc perçue comme une substance mais extérieure. De fait, "l'eau, c'est  H₂O ou (H₂O)n." ne porte pas à discussion car elle est extérieure, tout comme "l'eau, c'est la vie." car le mot "vie" associé au mot "eau" dans la même phrase va sous-entendre aussi la vie à l'extérieure de nous.


La vidéo ci-dessous titrée "Seconds of Eternity" N°38 rappelle que rien ne remplace l'observation réelle de l'eau. Cette vidéo a été réalisée en 2011.
           


En conclusion,  la bonne formule chimique de l'eau n'existe pas puisqu'il ne peut pas y en avoir. La formule H₂O devrait donc rester ce qu'elle est c'est-à-dire un jargon technique entre scientifiques. Rien de plus. La seule phrase correcte est "l'eau, c'est la vie" car l'eau est indéfinissable. 





Cet article est écrit dans le cadre du dossier N°1 "L'eau n'est pas seulement H2O" 
qui est l'un des 12 dossiers de l'eBook "L'eau qui nous relie"

eBook disponible à la vente à 10,99€





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