25 sept. 2013

Marc Henry (4/4)- Qu'est-ce que le vide?- Les Rendez-Vous de l'Eau - EAU: Séance iLive!

Dans la 4e et dernière partie de l'émission "Les Rendez-Vous de l'Eau", Marc Henry chimiste à l'Université de Strasbourg a tenu à évoquer le sujet du Vide car il y avait beaucoup de chose à en dire justement...


Texte de Marc Henry, https://prmarchenry.blogspot.com/

Le vide est le fameux cinquième élément, la quintessence, sans laquelle les quatre autres ne pourraient pas s'exprimer. C'est aussi un chef d'orchestre qui coordonne toute activité vitale. Un des résultats fondamental de la théorie quantique des champs est que la notion de vide ne signifie plus nécessairement qu’il y a absence de matière ou de rayonnement, mais peut correspondre à une situation où deux phénomènes bien réels de même intensité agissent de manière opposée. Cette conception nouvelle du vide est étroitement liée à la notion de phase quantique qui gouverne ce qui pourra être observé lorsqu’un événement donné est susceptible de se produire selon deux modalités discernables quant aux chemins suivis mais indiscernables quant au résultat final. Lorsqu’on inclue le phénomène de gravitation, un autre résultat remarquable est obtenu: le vide spatio-temporel ne peut pas être distingué de la matière à l’échelle de Planck (10-35 m). 




Un autre moyen commun d’exprimer cela est de dire que lorsqu’une particule ayant l’énergie de Planck se déplace dans l’espace, elle sera diffusée par les fluctuations de l’espace-temps lui-même, aussi bien que par la matière rencontrée, et que les deux cas ne peuvent pas distingués sur un plan expérimental. Ces résultats a priori surprenants reposent sur un fait très simple: quelle que soit la définition de la masse que l’on utilise, il faudra toujours faire appel à des mesures combinées d’espace et de temps. Ceci est vrai même pour les balances à plateaux, où la masse est mesurée par le déplacement d’une pièce mobile de la machine. La mesure des masses est donc impossible à l’échelle de Planck car les erreurs faites lors de ces mesures font qu’il est impossible de distinguer entre vide et matière. En particulier, le concept même de particule n’est plus pertinent à l’échelles de Planck. Par dessus tout, il n’existe ni matière, ni rayonnement, ni horizon, ni espace, ni temps à l’échelle de Planck, car tous ces concepts ne sont pertinents que dans des situations de faible énergie. Or les observateurs semblent faits de matière et non de rayonnement, ni de vide. La notion d’observateur est donc biaisée par un point de vue très particulier. Comme à l’échelle de Planck, matière, rayonnement et vide ne peuvent être distingués, il en découle que les observateurs n’existent plus au voisinage de l’énergie de Planck car il ne peut plus y avoir de biais en faveur de la matière par rapport au vide. La physique moderne n’est donc pertinente qu’en dessous de l’énergie de Planck. On apporte ainsi une nouvelle réponse à une question très ancienne: «pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien»? Á l’échelle de Planck, la réponse est triviale: il n’existe aucune différence entre quelque chose et rien, c’est à dire qu’en toute honnêteté nous pouvons dire que nous sommes faits de rien. L’impossibilité de distinguer entre matière et vide implique l’absence d’information aux échelles de Planck. Par ricochet, cela implique l’existence d’une entropie de base associée à toute partie de l’univers à de telles échelles. Tout ceci amène bien sûr à la question de savoir à partir de quelle énergie il devient possible de distinguer la matière du vide. Une réponse peut être donnée en posant une autre question: peut-on distinguer un liquide d’un gaz en regardant un seul atome? Non, bien sûr, pour cela il faut considérer beaucoup d’atomes. De même, il est impossible de distinguer entre vide et matière en ne regardant qu’un seul point, mais uniquement en considérant un grand nombre de points. Tout ce que nous pouvons observer, ce sont des moyennes. Cependant, il n’existe aucune moyenne parfaite. Chercher à distinguer la matière du vide est un peu comme chercher à distinguer les nuages dans un ciel clair: à l’instar des nuages, la matière ne possède pas de frontière précise. 




Enfin, puisque vide, particules et champs ne peuvent être distingués à l’échelle de Planck, nous perdons aussi la distinction entre états transitoires et permanents ainsi que toutes les propriétés intrinsèques des systèmes physiques. Ceci est un résultat très fort, puisque cela signifie qu’il est impossible de distinguer un système de son environnement. Autrement dit, à l’échelle de Planck, il est impossible de parler de mouvement. Bien évidemment, certains esprits pointilleux pourront faire remarquer que l’échelle de Planck est si extraordinairement petite que cela ne peut concerner que les particules élémentaires et en aucun cas un système macroscopique comme une cellule vivante. Alors à quoi bon savoir que vide et matière sont deux aspects antagonistes d’une même substance «hermaphrodite» qui s’exprime selon l’énergie mise en jeu soit comme une chose vide et donc dénuée de masse, soit comme une chose pleine remplie de tout ce que l’on désire. Le fait de considérer un grand volume spatio-temporel et d’observer avec une faible énergie, nous oblige à faire une moyenne sur les fluctuations gravitationnelles quantiques et apparaît alors la distinction familière entre vide et matière. Toute ceci serait parfaitement exact s’il l’on s’en tient à la gravitation quantique qui s’exprime dans les dimensions d’espace et de temps, c’est à dire dans les dimensions de l’objet. Or, c’est un fait indéniable que l'on ne peut pas décrire l’univers comme un objet vu de l’extérieur, puisque nous en en faisons partie et cette observation conduit donc à prendre en compte le sujet dans la description des phénomènes. Le monde décrit par la gravitation quantique est ainsi un monde d’objets, que le sujet qui effectue la description considère en quelque sorte «du dehors», alors qu’il en fait partie. Ceci ne peut pas être correct et pour résoudre ce paradoxe il faut introduire l’invariance du rapport sujet- objet et non pas se limiter aux propriétés d’invariance des objets seuls. Ainsi plutôt que d’affirmer spéculativement que «tel objet est invariant», on s'autorise à dire «je vois cet objet invariant . Cette introduction du «je» dans la description physique nécessite d'introduire des paramètres "côté sujet" qui sera alors complétée par la possibilité de comparer les descriptions obtenues pour différentes valeurs d’entre eux, aboutissant à une forme d’objectivité relative à un ensemble de sujets, conforme à la réalité de la pratique scientifique. Ce point est très subtil et passe souvent inaperçu, mais une fois qu’on l’a identifié et correctement perçu, il devient impératif de le prendre en considération de manière scientifique et rigoureuse, c’est à dire à l’aide d’un nouvel opérateur de la physique quantique s’exprimant dans la dimension du sujet et non plus dans la seule dimension de l’objet. Louis de Broglie fut le premier à percevoir cela en notant que la dualité onde-corpuscule avait comme conséquence d’associer aux grandes masses des hautes fréquences, selon un loi de linéarité dérivant de la loi de Planck-Einstein instituant une relation linéaire directe entre énergie et fréquence au moyen de la constante de Planck h. Or, toujours selon Albert Einstein, il existe aussi une relation linéaire directe entre énergie et masse obtenue en multipliant la masse par le carré de la vitesse de la lumière dans le vide. La théorie quantique des champs nous apprend donc que masse et fréquence sont directement proportionnels. Lorsque l’on y réfléchit bien, c’est assez troublant, car toute la physique est bâtie de nos jours sur la notion de particule où les grandes masses sont vues comme un assemblage de particules d’autant plus nombreuses que la masse est grande. Mais si l’on applique la dualité onde-corpuscule, en considérant non plus les masses mais les fréquences, on arrive à un résultat inverse, à savoir que ce sont les petites fréquences (particules) qui contiennent par le jeu des harmoniques les grandes fréquences (objets macroscopiques). D’un côté les objets macroscopiques de par leurs masses imposent leurs lois au monde microscopique mais en retour le monde microscopique de par ses fréquences dicte ce que sera le monde macroscopique. Il doit donc exister une sorte de dialogue de nature ondulatoire entre les différentes échelles de la nature pour éviter d’arriver à une cacophonie finale. Voilà, pour le côté matière. Du côté gravitation, ce fut Hermann Weyl, grand spécialiste de théorie de la relativité, qui fit remarquer que la symétrie du vide était bien plus large que celle couramment admise par la théorie de la relativité. Le vide est en effet non seulement invariant par isométries (rotations et déplacement infinitésimaux) mais aussi par dilatation conforme, c’est à dire changement  d’échelle laissant les angles invariants. Que l’on considère la matière ou le vide, on arrive donc toujours à la même conclusion que ce qui se passe à une certaine échelle ne peut en aucun cas être séparé de ce qui se passe à une autre échelle...




Sur un plan pratique, un examen du rôle de l'échelle dans le processus de mesure amène à considérer cette dernière comme un paramètre physique autonome et indépendant des dimensions spatio-temporelles. Lorsque l'on formule une telle exigence au sein de la théorie quantique, on constate alors qu'il existe à côté des ondes de matière de Schrödinger-De Broglie associées à l'espace-temps physique, des ondes dites d'échelle associées à l'appareil de mesure qui à une échelle donnée observe le phénomène spatio-temporel. Grosso modo ce sont les ondes d'échelles qui assurent la cohérence entre les différentes échelles de description et de manifestation d'un même objet physique, de la même manière que les ondes de matière assurent la cohérence du système en différents points de l'espace-temps. Ces ondes d'échelle qui n'apparaissent pas dans les traités de physique quantique ou relativiste académiques nous sont pourtant bien familières à partir du moment où l'on accepte de se poser la question de savoir comment un individu arrive à reconnaître les différentes parties qui le constitue. Grâce aux ondes d'échelle, un même individu ressent son unité quelque soit l'échelle qu'il utilise pour se décrire. Il peut ainsi se percevoir comme étant lui-même soit au niveau de son corps macroscopique (échelle du mètre), soit au niveau de ses organes (échelle du centimètre), de ses tissus (échelle du millimètre), de ses cellules (échelle du micron), de ses biopolymères (échelle du nanomètre), de ses atomes (échelle de l'angström), de ses noyaux atomique (échelle du femtomètre) ou de ses quarks (échelle de Planck). Ces mêmes ondes d'échelle permettent aussi à l'individu de se percevoir comme lui-même à l'échelle d'une planète (échelle du km), du système solaire (échelle de l'année-lumière), d'une galaxie (échelle du parsec) ou de l'univers tout entier (échelle du mégaparsec). Reste évidemment à prouver que ces ondes d’échelles existent bel et bien. Le mieux pour cela est de se poser la question de savoir comment réconcilier un spectre de masse linéaire prévu par la théorie quantique avec un spectre de masse exponentiel imposé par la symétrie conforme du vide. De manière très intéressante, la réponse à cette question se trouve dans la gamme tempéré de Bach, qui fut créée pour rendre toutes les compositions musicales invariantes d’échelle (invariance par transposition d’octave ou par changement de tonalité sur toute la gamme). Il en découle donc que tout système qui suit une gamme tempérée de Bach est le siège d’ondes d’échelles qui sont émises et absorbées pour assurer la cohésion du système quelle que soit l’échelle choisie pour l’observer. L’existence d’intervalles musicaux dans la répartition des masses des particules élémentaires ou dans celle des acides aminés d’une protéine est ainsi une preuve indirecte mais bien tangible de l’existence de ces ondes d’échelles émises dans la dimension du sujet, tout comme les ondes de matières sont émises dans la dimension de l’objet. Les conséquences de cet état de fait sont évidemment énormes puisque chacun d’entre nous peut via les ondes d’échelles qui le traverse s’adresser soit à son vide interne jusqu’à l’échelle de Planck, soit étendre sa conscience jusqu’à l’univers tout entier. Science et philosophie ancestrale sont à ce niveau en parfait unisson, un état de plénitude que Pythagore aimait à évoquer sous le beau nom d’harmonie des sphères où que la sagesse orientale évoque sous le nom troublant de vacuité.


18 sept. 2013

Marc Henry (3/4)- Quel est le lien entre l'eau, la musique, et la Science?- Les Rendez-Vous de l'Eau - EAU: Séance iLive!

Dans la 3e partie de l'émission "Les Rendez-Vous de l'Eau", Marc Henry, chimiste à l'Université de Strasbourg, nous explique le lien entre l'eau, la musique et la Science. Une explication étonnante!!!!




Liens utiles en complément de la vidéo:

http://www.terre.tv/fr/109_des-proteines-musicales
http://education.expasy.org/bioinformatique/Atelier4.html



Les Protéodies - Joel Sternheimer par contrelapenseeunique

Site officiel de Joel Sternheimer
http://www.genodics.net/



Lauterwasser et les figures sonores par Joel-Spiggott

Site officiel de Alexander Lauterwasser
http://www.wasserklangbilder.de/index.html?html/home_e.html

Pour aller plus loin sur ce sujet, Marc Henry a donné une conférence sur les hautes dilutions où il est question justement de fréquences...

           

11 sept. 2013

Marc Henry (2/4)- Qu'est-ce que l'eau?- Les Rendez-Vous de l'Eau - EAU: Séance iLive!

Dans cette deuxième partie de l'émission "Les Rendez-Vous de l'Eau", Marc Henry, chimiste à l'Université de Strasbourg nous fait part de la connaissance scientifique sur l'eau.




Vide physique aqueux et cavitation 
Prof. Marc HENRY, Université de Strasbourg, 
4, Rue Blaise Pascal, 67070 Strasbourg e-mail: henry@unistra.fr 


"Lors de l'étude des effets ultrasonores sur les liquides, les scientifiques se sont vite rendus compte
que lorsqu'une certaine valeur de l'intensité de l'onde acoustique était atteinte, des cavités remplies de gaz, de vapeur ou vides, d'une dimension variant d'une taille sub-micronique à des
diamètres fort appréciables pouvaient apparaître au sein du liquide et produire des actions chimiques, thermiques ou mécaniques. Les phénomènes où la cavitation se produit sont nombreux :
explosions sous-marines, chauffages sous pression, tension d'un liquide dans une centrifugeuse
ou irradiation sonore ou ultrasonore. Des études ont permis de voir qu'il existait en fait trois types
de cavités. Celles qui sont de taille visible et qui contiennent un gaz tel que l'air préalablement dissout dans le liquide. Les cavités d'un second genre sont beaucoup plus petites que les précé-
dentes et contiennent la vapeur du liquide dans lequel elles baignent. Une troisième sorte de cavité existe dans laquelle la cavité est plus ou moins complètement vide. La conférence rappellera les bases physiques de la cavitation qui peut conduire à l’apparition au sein du liquide de
zones où les températures peuvent atteindre plusieurs milliers de kelvins ou encore des pressions
dépassant plusieurs milliers de kPa suite à l’implosion des cavités. La présence d’un obstacle adjacent à une cavité en cours d’implosion provoque une perte de symétrie par rapport à une implosion au sein de la solution aboutissant à la formation d’un microjet de liquide extrêmement violent dirigé vers l’obstacle entraînant des dommages mécaniques irréversibles pouvant aller
jusqu’à la désintégration pur et simple de l’obstacle qu’il s’agisse d’une paroi vitreuse, métallique,
plastique ou cellulaire. Ces phénomènes mécaniques ont ainsi révolutionné l’industrie agro-alimentaire partout où il s’agit de découper des produits fragiles ou hétérogènes; d’améliorer le transfert de matière lors du marinage des légumes, de la viande ou du poisson; d’améliorer les qualités organoleptiques des aliments déshydratés (fruits, végétaux); d’émulsifier avec l’eau tout type
de graisse (mayonnaise) et pour accélérer la filtration de tout type de liquide (jus de fruits). La cavitation permet aussi d’augmenter considérablement les rendements d’extraction des huiles
essentielles, des arômes (vins, spiritueux, épices) et des antioxydants (fruits, légumes, feuilles).
Enfin, la cavitation permet aussi de stériliser les aliments en provoquant la lyse des parois cellulaires bactériennes. En dehors de ces effets mécaniques expliquant les différences de
organoleptiques entre produits alimentaires industriels et produits alimentaires artisanaux, l’implosion des cavités peut aussi conduire à l’émission de lumière (sonoluminescence) ou encore
accélérer considérablement tout type de réaction chimique, y compris celles conduisant à
l’apparition de radicaux libres. Tout ceci démontre qu’il existe dans le vide physique aqueux
une énergie potentielle extrêmement puissante qui est déjà employée de manière routinière pour
produire les magnifiques aliments disponibles sur les rayons de nos supermarchés tellement
onctueux qu’il n’est même plus nécessaire de les mâcher et aux arômes tellement irrésistibles que
l’on a du mal à ne pas doubler les doses ingérées. Personne ne sait évidemment comment notre
faune intestinale va réagir à cette nourriture traitée par cavitation et donc complètement déstructurée, d’autant plus que nos étiquettes sont complètement muettes sur l’emploi de techniques de
cavitation purement physiques et non chimiques lors de l’élaboration d’un produit qu’il soit de
nature industrielle avec un label rouge ou issu de la filière biologique avec un label AB. L’énergie
du vide est donc déjà bien là au coeur de nos assiettes et mis à part ceux qui participent régulièrement aux JTE la plupart des consommateurs restent dans l’ignorance de cette transformation
radicale de notre mode d’alimentation lors de ces dernières décennies."

4 sept. 2013

Marc Henry (1/4)- Qui êtes-vous Marc Henry?- Les Rendez-Vous de l'Eau - EAU: Séance iLive!

 Dans cette première partie de l'émission "Les Rendez-Vous de l'Eau", l'invité se présente. Ici, il s'agit de Marc Henry, chimiste à l'Université de Strasbourg.        


   


CV de Marc Henry


19 août 2013

L'eau n'est pas un bien commun de l'humanité ! Qu'on se le dise!



Kŏngzĭ, alias Confucius, disait : « Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté. »

Voilà ce que devraient s'inspirés tous nos chers écolos-militants qui nous serinent de slogans fantaisistes comme celui-ci par exemple": "L'eau, bien commun de l'humanité" ou "Pour que l'eau reste un bien public" comme sur la photo ci-dessous.



Je me propose donc, un peu comme je l'avais fait dans un article sur Masaru Emoto précédemment dans ce blog, de donner à comprendre les dessous de ce combat écologique et recadrer une bonne fois pour toute cette "évidence" admise par un très grand nombre que l'eau serait un bien. Et qui se propage "naïvement" hélas sur des tas de sites ou de réseaux sociaux. Pourquoi? Tout simplement parce que c'est faux. L'eau n'est pas un bien! 

Tout d'abord, posons-nous la question de savoir (ou de se rappeler) ce qu'est un bien sinon une possession. Qui possède l'eau? Personne! Un peu d'humilité s'il vous plaît. L'eau est un mouvement constant qui fonctionne sous forme de cycle. On ne peut pas posséder un mouvement. Donc si on arrête l'eau (à l'échelle macroscopique). C'est déjà plus de l'eau. 





À l'inverse, et selon le même raisonnement, on peut considérer comme un bien ce qu'on appelle de "l'eau de réseau (ou du robinet)" puisqu'elle est stockée, distribuée, écoulée (dans des canalisations non naturelles), et traitée chimiquement afin de la rendre consommable au public. Ce n'est donc pas de l'eau mais un cocktail potable. On peut se demander d'ailleurs pourquoi on continue d'appeler cela de l'eau. C'est comme si on continuait à appeler notre pain du blé nonobstant les différentes étapes qui ont modifié le blé en pain.

Toujours est-il que la production industrielle de cette substance chimique non-vivante - appelée "eau" par les industriels du secteur, les écolos-militants et donc le public - génère un coût de gestion qu'il est logique de faire payer au consommateur (dans le cas d'une gestion privée) ou au contribuable (dans le cas d'une gestion publique). Il s'agit d'un cas de production classique de marchandise comme on le fait du pétrole, de l'agriculture, du vin.

Cette substance produite appelée "eau" est de fait une marchandise comme les autres. Il ne faut confondre l'eau et le service de l'eau.


Les mots ont de leur importance même pour les écolos

Demandons-nous pourquoi cette substance chlorée qui n'a de l'eau que l'aspect devrait-elle alors échapper à la monopolisation industrielle du secteur privé à l'instar de l'agroalimentaire? Pourquoi cette industrialisation par le privé génère t'elle un refus de tant de militants? Est-ce vraiment un combat militant en faveur de l'eau elle-même ou ce combat ne serait-il pas une manifestation d'une peur plus profonde non identifiée?

Pour y répondre, mettons les choses à plat et voyons ce que l'eau grossièrement représente dans notre vie de tous les jours pour justifier de tels slogans pompeux avec le mot "eau" (sous-entendu du robinet) sans que ce soit de l'eau: "L'eau n'est pas une marchandise" ou "Pour que l'eau reste un bien public".

"L'eau", c'est l'essence de la vie citadine (et villageoise) car elle intervient dans quasi tous nos actes essentiels du quotidien. Manquer d'eau et c'est notre activité humaine qui s'arrête. En langage citadin, cela revient à une petite mort. Pire! Sans "eau", il(elle) lui deviendrait impossible de se laver, de laver son habitation, la ville elle-même. On voit ce que donne une grève des éboueurs! L'eau permet la sédentarisation citadine car la propreté rend agréable l'enfermement (bureau, habitation, transport...). Quelles semaines sans eau et nous allons sentir à coup sûr le fauve! Vous savez! Cette odeur animale - la nôtre, la vraie - qu'on a besoin de dissimuler à coup de shampoing, de savon et de odorant. On redeviendrait des animaux! Chouette diront certains! Horreur diront d'autres! Ironiquement, nous sommes bien plus dépendant de l'eau en ville qu'en habitant dans une forêt tels des animaux. L'eau est donc LE pilier de notre vie citadine (et villageoise). Mais pas seulement...

L'eau c'est la vie! Manquer d'eau pendant juste 3 jours et nous mourrons à coup sûr (selon les "spécialistes" officiellement nommés). C'est digne d'un film d'action. Nous aurions 3 jours pour trouver de l'eau. D'autres ont déjà répondu à cette possible panique. Je vous conseille la lecture de cet intéressant article de Yann Olivaux sur son blog "La nature de l'eau"  pour voir l'étendue des techniques connues pour récupérer de l'eau réelle et gratuite.




Dans le confort d'une habitation, rares sont les occasions de se connecter directement à la mort de façon aussi concrète. Et le confort attise la peur de mourir. D'où ce combat militant non pas pour l'eau mais pour rester vivant en ville. Contrôler l'eau et vous êtes "Dieu". Sauf que l'eau est incontrôlable. La substance chlorée des villes si. La privatisation de son accès donnerait un pouvoir "divin" dans les mains d'une poignée d'actionnaires généralement plus soucieux du profit généré que d'une quelconque émotion sur le sort d'une population en difficulté. L'enjeu de ce combat militant n'est donc pas la vie ou l'eau mais la défense du confort du citadin (ou villageois) qui nécessite des intermédiaires pour s'approvisionner en tout ce qui est essentiel pour vivre et fonctionner (eau, nourriture,propreté). Et dépendre de quelqu'un (ou d'une entreprise) c'est renoncer à sa liberté.

La conclusion de cet article se trouve dans la phrase de Confucius citée au début mais en l'inversant : "Lorsque les gens perdent leur liberté, les mots perdent leur sens."

L'eau n'est pas un bien commun de l'humanité! Qu'on se le dise et qu'on le partage!


14 août 2013

Et si on "redevenait" enfin des animaux...




Nous nous disons supérieurs à l'animal. Alors que l'animal ne fait pas la guerre. Étonnant! N'est-ce pas? À moins que faire la guerre nous rendent supérieurs à l'animal. J'en doute! La guerre est la pire chose qu’il ait été donné de faire à l’être humain. Même l'animal, le plus féroce et le plus sauvage soit-il, ne tue pas au sein de son espèce ( exceptés les rares cas de cannibalismes animales). Et pour cause!  La Vie est un mouvement permanent (anima-tion) auquel l'animal ne cherche pas à se dissocier. Car instinctivement, l'animal "sait" que sa principale fonction est de transmettre la Vie. Alors, très logiquement, il ne tue pas les animaux de sa propre espèce.


Il est donc faux de prétendre que l'être humain fait la guerre car il est un animal. Il ne faut pas confondre entre ce qu’est un animal et l’image que l’on s’en fait. D'ailleurs, pour "voir" un animal tuer au sein de son espèce de façon intentionnelle, il faut aller...Au cinéma. Troublant!

Ci-dessous dans un extrait de film tiré du dessin animé "Le Roi Lion" produit par Walt Disney en 1994.
             


Rappelons-nous que le mot anima est l'origine latine du mot animal et... Du mot âme. Ce qui fait sens quand on observe un animal. Il n'est pas "lui" mais la Vie. De cette façon, tout comme l'eau, l'animal nous donne la possibilité de voir, tel un miroir, notre âme. Si bien que la manière dont nous considérons l’animal nous révèle froidement l'épaisseur de notre obscurantisme qui nous garde aveugle du flux de notre lumière intérieure qu'est l'âme, reliée à tout ce qui est vivant.

Il est ainsi facile de comprendre pourquoi les animaux ne font pas la guerre. Tuer pour eux c'est avant tout pour rester en vie, ils n'ont pas d'idéologie à défendre ou à imposer comme le font les humains par la guerre. Alors je me permets la question suivante: Ne serait-il pas pertinent de s'inspirer de l'animal puisque nous y sommes si proches physiquement parlant? J'irai même plus loin en posant une autre question : Et si la possibilité - réelle et non utopique - d'un monde sans guerre se trouvait dans l'acception totale que nous sommes des animaux sans la moindre supériorité ?


Pour y répondre, cela va demander d'examiner dans un premier temps de façon objective que nous sommes bien des animaux. Puis dans un 2e temps, comprendre le mécanisme propre à l'être humain qui l’amène subtilement à accepter la guerre comme une fatalité.


1/ L'être humain est un animal

Je vous propose de commencer à l'échelle la plus petite possible de la connaissance humaine, c'est-à-dire nanométrique pour nous révéler quelle différence flagrante y aurait-il entre l'être humain et l'animal pour mériter le statut d'"être supérieur". Dans l'état des connaissances actuelles, rien ne nous diffère avec les animaux au point de nous rendre supérieurs à eux nous avons même une grande similitude. Et qu'est-ce qui explique cette similarité? Je ne vous étonnerais pas fidèles lecteurs de ce blog en vous disant qu'il s'agit de L'EAU, bien sûr! qui compose en majorité le corps d'un animal ou d'un être humain, mais pas seulement...

Marc Henry, chimiste à l'université de Strasbourg nous l'explique très simplement : "Un être vivant est composé de 99% d'eau, le reste étant essentiellement des protéines et des ions potassium. Sachant que la vie est un flux d'eau et d'ions, il est impératif de canaliser ces flux. Les protéines s'auto-assemblent donc pour former un tube avec une entrée et une sortie pour l'eau et les ions. Tout être vivant multicellulaire quel qu'il soit s'organise donc autour d'un tube polaire. Tout le reste est du détail qui permet de distinguer les espèces entre elles." 

Voilà qui est dit.

La vidéo ci-dessous de la série "Seconds of Eternity" montre d'ailleurs un super héros (sous-entendu un être humain qui se croit supérieur de ce qu'il n'est) en train de déféquer comme un animal le ferait signifiant que l'on soit humain ou animal, nous sommes des tubes polaires, "Tout le reste est du détail ".

        

C'est sans surprise qu'à l'échelle la plus petite qui soit de la connaissance humaine, l'être humain n'est pas supérieur à l'animal.

Alors il nous reste plus qu'à changer d'échelle d'observation afin de comprendre où il y aurait cette supériorité si évidente.




Je vous propose de bien regarder les 3 illustrations ci-dessous qui sont des arbres phylogénétiques afin que vous puissiez voir par vous-même l'absurdité technique de notre supposée supériorité sur l'animal. Comme d'habitude rien ne vaut un regard global comme l'illustration N°3.




1. Arbre phylogénétique
l'homme est tout en haut



2. Arbre phylogénétique
Ne cherchez pas le mot Homo Sapiens (être humain)
il est inclus avec le mot "animals" 
3. Arbre Phylogénétique des êtres vivants
Repérez bien le "Vous êtes ici"

Nous sommes des animaux comme les autres à la lecture des illustrations des arbres phylogénétiques N°2 ou N°3 qui ont été écrits et validés par des êtres humains. Dans le N°1, on voit clairement comment l'homme de façon subjective met l'être humain tout en haut de la cime de l'arbre comme s'il dominait le reste des êtres vivants. À l'inverse de l'illustration N°2, où le mot "man" ne figure pas puisque assimilé à "animalia". L'illustration N°3, nous permet de mieux apprécier l'infime place de l'être humain "homo sapiens" parmi tous les êtres vivants, à souligner qu'il est classé chez les animaux.

2/ Lien entre notre supériorité supposée à l'animal et la guerre.

Comme nous venons de le voir, rien de nous rend supérieur à l'animal biologiquement parlant. Ce qui est logique. Dans la nature, il n'y a pas de hiérarchie mais des complémentarités. 


Dans la vidéo ci-dessous, qui est tirée de la série "Seconds of Eternity", nous est dévoilée la racine de cette croyance qui nous fait penser que nous sommes supérieurs à l'animal alors qu'en réalité ce n'est pas le cas.
                      



L'égo! C'est la racine de cette croyance d'une supériorité supposée sur l'animal, et donc la racine de la guerre.

Je vous propose de comprendre pourquoi?

Objectivement nous sommes des animaux...d'un point de vue biologique. Cependant, il y a tout de même une chose qui nous différencie des autres animaux c'est que nous avons conscience de notre mort avant que celle-ci nous frappe. 

Comment en avons nous conscience? Notre égo nous fait réaliser pendant nos premiers mois d'existence que notre corps n'est pas celui de ceux de notre espèce. Nous prenons conscience que nous seul avons la responsabilité de ce corps. Et ce corps est mortel.

Nous devons alors faire l'amer (a-mère) expérience de la solitude (état de solitude) pour en accepter l'inconfort après avoir connu le confort du ventre de la mère où nous étions fusionnés avec elle. La manière (notre quotidien) de traverser cette expérience de la solitude conditionne notre habilité à créer (transformer l'héritage du passé) à l'instar de la vie (présent) qui nous (eau) a crée à son image tel un miroir (égo) au service du tout (amour).



C'est la peur de la mort qui nous mène à faire la guerre en permanence. L'animal n'a pas peur de la mort car il n'en a pas conscience. Il ne fait donc pas la guerre. Et quand il tue, il tue pour se nourrir d'un animal d'une autre espèce ou pour se protéger d'un prédateur.

Quel est alors le mécanisme qui nous mène de la peur de la mort à l'acceptation de la guerre?

Tout commence par la différenciation conscientisée qui nous fait vivre la peur, cela nous amène à chercher la protection psychologique pour survivre aux difficultés émotionnelles de notre enfance et de notre adolescence. Un besoin de protection sensé disparaitre à l'âge adulte au fil des expériences et d'observations au contact de la réalité de la vie, même inconfortable que nous sommes amenés à rencontrer.
Au lieu de cela, nous sélectionnons les expériences qui nous conviennent le plus comme on le fait dans un supermarché pour acheter ce dont nous avons besoin. On appelle cela : le confort. Nous gardons ainsi nos peurs, et par conséquent le besoin de protection demeure. Le confort vécu tous les jours devient un excès qui fini par nous couper de la vie...et ainsi de l'essence de la vie.... Le superficiel l'emporte sur la profondeur. Nous nions ce qui nous relie et ne voyons que des différences qui ne sont que superficiels. Le confort nous fait déconnecter de la "nature" (une étude récente sur les films de Walt Disney confirme d'ailleurs l'hypothèse d'une déconnexion de l'humain avec la nature).



Le confort nous simplifie la vie. La simplification nous amène la paresse à vivre qui nous conduit à l'ennui qui met en évidence le vide en nous et donc la mort cette inconnue. Que nous fuyons par des divertissements quotidiens (drogue, télévision, tabac, sucre, amis, lecture sacrée,etc) générant ainsi un pouvoir du divertissement (consommation, politique, religion, cinéma) qui fabrique du rêve (ambition, espoir, utopie, romantisme), afin de nous permettre de rester déconnectés de la réalité, attisant ainsi nos peurs et donc nos besoins de protections d'un individu ou d'une société. Nous pouvons rester dans le confort. Tout le monde s'y retrouve.


Les succès répétés du cinéma américain dans le monde n'est pas le fruit du hasard. Les États-Unis étant le pays le plus riche, le plus consumériste et le plus guerrier du monde. 


 Beaucoup de succès commerciaux au cinéma viennent d'histoires de super héros associés
 à des animaux comme Batman (l'homme chauve-souris) ou Spiderman (l'homme araignée)


Par conséquent, la perte de connexion avec ce que nous sommes, et donc ce qui nous relie avec les autres êtres vivants et plus encore avec les êtres humains nous fait alors accepter qu'en notre nom on puisse tuer des êtres humains pour nous protéger et/ou protéger nos intérêts économiques. Dit autrement, nous faisons la guerre car nous nous sentons supérieurs aux animaux. Le comble!

Et si on redevenait enfin des animaux...Pour ne plus faire la guerre.






22 juil. 2013

The Experience : Being Water/ Récit de tournage.




Récit par Rodolphe Forget (réalisateur).

"Je dois vous avouer que je redoutais un peu ce moment de vérité de la rédaction d’un article sur cette belle aventure qu’est la fabrication du film "The Experience: Being Water". Pourquoi?  Car je vais devoir revenir au tout début de mon histoire avec l’eau en 2009, et me faire ainsi retraverser par des émotions qui sont encore palpables aujourd'hui. Un mélange de tendresse, de pudeur, et d'infinie reconnaissance d'avoir tant reçu de l'eau, de la vie. 
Je ne me suis pas encore donné le temps d’évacuer ces émotions car je n'arrête pas de travailler depuis ce film pour transmettre humblement ce que j’ai compris de l’eau. Et il y a tant de choses à transmettre...Et je souhaite donner tellement autant que j’ai reçu.
Ce qui s'est passé pendant ces deux mois de tournage en 2009 jusqu’à la mise en ligne gratuite sur internet en 2011, n'a évidemment pas d'équivalent puisqu'il m'a été donné de rencontrer l'eau. La plus belle des femmes puisque elle est toutes les femmes. Je l’ai filmé pendant des centaines d’heures. Écouter sa leçon (le son). Je l’ai observé comme peu de scientifiques aujourd’hui qui s’expriment crânement sur son sujet. J’ai pensé à elle tous les jours. Et c’est encore le cas aujourd’hui. J’ai donc vu sa lumière et son ombre peu à peu. Je me suis alors rencontré. Tel que je suis. Fait de lumière et d’ombre. J'ai accepté les deux. J'ai eu le choix de ne pas le faire. Je n'ai pas choisi. J'ai fait confiance à l'eau. Je ne voulais pas laisser un aspect de côté puisqu'ils sont complémentaires. L'eau nous fait naître ainsi. C’est qu’il y a une sage logique sur lequel nous devrions méditer quotidiennement. L’eau porte en elle l'Indivisible. La non-dualité. L’Unique. L'Amour. Elle ne choisit pas l’être qu’elle compose. J'ai donc été testé par l’eau, la vie, qui s’exprime à travers elle cette médiatrice.  Ça été difficile. Mais j'ai tenu. J'avais suffisamment de vaillance et de détermination. Puis j'ai été accepté progressivement. L’eau a agit telle une femme en acceptant lentement de dévoiler sa beauté tout en sondant la pureté de ma démarche. J'ai même été aidé par le peuple de l'eau...Pour faire de meilleures images car j’étais un piètre cameraman, mais j'étais un bon réalisateur car indéniablement un des seuls réalisateurs de la réalité visible et...Invisible. Telle que la réalité est. Depuis faire un film avec presque rien est ma grande spécialité...Ce qui me fait dire que mon destin m'avait donné rendez-vous au bord d'une rivière."


Rodolphe Forget au Mexique
Récit de tournage


C'était en mars 2009, je sortais de la réalisation du film "L'eau, la médiatrice."qui avait été si difficile car réalisé avec peu de moyen et peu d'expérience. J'avais collaboré à cette époque avec Loic S. qui avait financé le projet. Notre complicité nous apportait une émulsion créative. Nous étions tous les deux très enthousiasmes. C'était notre atout et notre force pour aller de l'avant malgré le peu d'engouement autour de nous sur le sujet de l'eau. Les rôles étaient bien répartis à cette époque. Tout simplement parce que Loic n'avait aucune compétence dans la réalisation ou le montage. Il découvrait le monde de l'audiovisuel. Je fabriquais donc les films, Loic les vendait. Tout allait pour le mieux. Puis vint le projet initialement nommé "L'être de l'eau".






Cette idée de film m'était venue d'une rencontre avec...Un vortex observé dans les laboratoires d'Herrischried crée par Théodore Schwenk en 1970, que nous avions visité Loïc et moi en février 2009. Je me souviens de ce vortex face à moi, crée à l'occasion de notre visite par le personnel du laboratoire. Il mesurait environ 1m de hauteur ou plus. Je me souviens combien il était impressionnant à observer. Je n'en avais jamais vu d'aussi grand. J'étais troublé par ce vortex, j’avais l’impression d’être en présence d’un être humain. Je ne sais pas encore d'où vient cette impression car je voyais bien un vortex dans un récipient d'eau liquide mais quelque chose se dégageait. Autre chose de subtile. Une énergie? Un esprit? Je ne savais pas mais cela faisait écho en moi. J'entendais «l'appel».

un vortex



Cette image de ce vortex n'allait plus me quitter si bien qu'après avoir fini en 2009 "L'eau, la médiatrice." qui était assez "scientifique". Je sentais l'envie d'aller vers un film plutôt spirituel. Comme une respiration nécessaire. Car l'eau n'est pas la science comme je l'ai rappelé dans ce blog. Je sentais que ce vortex et le souvenir que j'en avais, allait nous guider vers la prochaine étape. J'ai donc lu "Le chaos sensible" de Théodore Schwenk, le fondateur de ce laboratoire qui observe les fluides dont l'eau. Un chapitre retenu toute mon attention: "L'être spirituel de l'eau". À la la lecture, j'étais enchanté car cela répondait exactement à l'impression ressentie de ma rencontre avec le vortex.

1er extrait du chapitre "L'être spirituel de l'eau"

2e extrait du chapitre "L'être spirituel de l'eau" 


Je pris ce chapitre comme la colonne vertébrale d’un éventuel projet sur le sujet de l’être spirituel de l’eau, qui était une notion un peu trop abstraite pour moi et surtout très nouveau. J’étais encore loin d’envisager un début d’idée de film. Mais je sentais bizarrement malgré le flou que ce serait le sujet de mon prochain film. Je ne compte pas le nombre de fois que j'ai lu ce court chapitre. Puis après un temps, un début de compréhension jaillit. Ce qui signifie pour un réalisateur, une idée d’angle pour traiter ce sujet si vaste et si nouveau. Après quelques semaines à réfléchir, observer, tester la cohérence de l’idée. Je fus prêt. Je me décida enfin à entreprendre l'impossible: Filmer l'être de l'eau. C'était complètement fou. Je ne savais pas à quoi cela pouvait ressembler. Je n'avais évidemment aucune référence d'un film, d'un dessin animé sur le sujet puisque l’eau n’est pas un sujet très prisé chez les cinéaste. J'étais seul avec cette intuition. Filmer l'invisible. Comment était-ce possible? Il y avait la solution des trucages, d'un film d'animation mais tout cela demandait bien trop d'argent. Alors comment un type comme moi sans argent et une caméra semi-professionnelle pouvait filmer l'invisible? Je ne savais pas mais je ne pouvais pas refuser ce défi. J'allais trouver.

Tout d'abord,  je me servis d'un extrait du chapitre sur l'être de l'eau. La clé de l'énigme s'y trouver forcement. Et effectivement, au début du chapitre Théodore Schwenk cite un extrait du livre "Le Traité des Couleurs" de Goethe: "En réalité, c'est en vain que nous entreprenons d'exprimer l'être d'une chose. Nous percevons des effets; une histoire complète de ces effets embrasserait sans doute, à la rigueur, l'être de la chose. C'est en vain que nous nous efforçons de décrire le caractère d'un homme; par contre, que l'on réunisse ses gestes, ses actions, et une image de son caractère en ressort."

La dernière phrase m'éclaira enfin. Je savais enfin comment m'y prendre. Ce qui pour un réalisateur est un soulagement car c’est à ce moment précis qu’on peut envisager la logistique pour matérialiser l’idée. Je compris donc qu’il me fallait filmer l'eau sous toutes les formes, tous les états,  qu'elle pouvait prendre. Océan, fleuve, rivière, ruisseau, lac, pluie, neige, eau du robinet, fontaine, caniveau, afin que l'image de son caractère en ressort. Mais où allais-je tourner cela? Toujours dans un souci d'économie, je devais aller dans un endroit que je connaissais déjà pour éviter de faire des repérages, et un lieu qui pouvait avoir différents reliefs dans un espace réduit, toujours par souci d’économie pour limiter les frais de transport. Et le seul endroit à ma connaissance où je pouvais trouver tous ces avantages était Vancouver où auparavant j'avais vécu deux ans. Cette ville a la particularité d'être coincé entre la mer et la montagne. Là-bas, j'avais tout ce qu’il fallait pour travailler tranquillement l’eau dans tous ses états visibles et à moindre frais.




Après avoir bien réfléchi sur la faisabilité du projet, je me décida à en parler à Loïc qui adhéra tout de suite. Mais il se demandait bien pourquoi il me fallait partir si loin. Je lui expliqua alors l'économie que pouvait représenter de ne pas faire de repérage qui est la phase de production avant de commencer un tournage et qui coûte de l’argent. Dans ma solution d’aller à Vancouver, il n'y avait que le billet d'avion à acheter, je prévoyais après de me débrouiller. Des amis pouvaient m'héberger. Ayant convaincu Loïc qu'il s'agissait bien de la solution la moins onéreuse, il finit par me dire oui. Et c'est ainsi que je me suis retrouvé embarqué à préparer ce projet. Moi même, de temps en temps, je me demandais bien ce que j'étais en train de faire. Mais l'intuition était si forte qu'il m'était impossible de reculer. J'étais sûr de moi tout en étant dubitatif. J’avais le trac du réalisateur qui voit avant les autres, et qui doit donc gérer sa propre confiance mais aussi celle des autres qui ne voient pas encore ce dont il est question. Après avoir tout finalisé, le jour du départ arriva. Avant de partir de France, je me souviens d'avoir eu l'intime conviction que plus rien ne serait comme avant. Je ne me doutais pas à quel point. 




Mai 2009, j'arriva à Vancouver où je fus hébergé chez mes amis comme prévu. En France, Loïc s'occupa de la vente de "L'eau, la médiatrice.", il découvrait la difficile fonction de diffuseur qui consiste à vendre et promouvoir des DVDs. 
À peine arrivé, je fis mes premières prises de vue. Et je découvrais vite les inconvénients du confort d'une vie citadine, puisque je manquais d'agilité pour accéder à des endroits difficiles d'accès aux bords des rivières. J'étais très maladroit. Une prise de conscience me vint alors. Autant nous sommes habitués à ce que l’eau vienne à nous dans notre confort citadin, dans notre cuisine, salle de bain, jardin, fontaine, autant dans ma situation je devais m’abaisser à aller vers elle tel un animal qui a soif. Le faire une fois de temps en temps n’a pas d’incidence mais le faire tous les jours pendant environ deux mois, m’a rééduqué vis-à-vis de l’eau. Cela force à l’humilité. C’est bien ce que ne comprennent pas ceux qui me critiquent de critiquer Emoto. Mon lien avec l’eau ne s’est pas fait dans un laboratoire ou à travers des livres, mais dans son antre qu’elle a tracé elle-même et dont je me suis incliné à suivre. Je devais me salir, me mouiller, voire me baigner avec la caméra, prendre des petits risques. Je devais m’allonger parfois sur la route malgré le sarcasme des passants pour la filmer sous un angle qui la mettait en valeur. Sans m’en rendre compte, je retrouvais mon animalité endormie au contact de l'eau et de la végétation. Je retrouvais peu à peu cette mémoire que nous sommes Un. Je jouais à nouveau avec les éléments. Je respirais. La joie de vivre me remplissait de façon abondante comme jamais auparavant. Je me sentais libre. Je vivais. Je passais alors les barrières qu'il était interdit de franchir sous peine de «danger». Je prenais conscience ainsi combien notre société se surprotégeait et qu’elle périclitait de se protéger autant. Plus le risque disparaît, plus c’est la vie qui se retire.



Après quelques semaines en contact régulier avec l'eau, j'avais changé intérieurement. Ma relation avec l'eau avait aussi profondément changé. Je la regardais autrement. je l'écoutais autrement. Je la respirais autrement. Je la touchais autrement. Je la caressais même. J’admirais ses rondeurs. J’admirais ses éclats. Sa force d’écoulement. Son son si harmonieux. Si doux. Si féminin. Si relaxant. Notre relation devenait plus intime. Ce n'était plus un simple liquide. Je la voyais de plus en plus...Comme un être. J'allais au delà de la forme. Des prises de consciences, des réflexions me venaient pendant que je filmais. Mais je n'en prenais pas plus compte que cela. Plus tard, j’allais apprendre qu’en fait, l'eau ne cessait pas de communiquer avec moi et m’enseignait par le son de la vie qu’elle porte en elle. 

Je dois préciser que parfois malgré les joies ressenties du tournage, j’ai eu des moments difficiles à vivre. Car les changements avaient leur lot de remises en question mais je tenais grâce à une chanson qui avait le don de me relever à chaque fois pour avancer malgré mes envies de renoncement. Avec cette chanson, j’avais l’impression d’entendre la belle voix de la Source, mère de tous les êtres vivants. Il s'agissait de la chanson au titre évocatoire: «Now we are free» co-écrite par un certain Hans Zimmer, LE compositeur qui m'inspire le plus pour faire mes projets (encore actuellement). Chanson écrite pour le film «Gladiator».





Après 3 semaines de tournages, je senti que je devais partir de Vancouver. Une suite de coïncidence allait m'amener à comprendre que l'eau m'attendait ailleurs. Le périple était loin d’être fini. Je n’avais pas décidé de date de retour en France. Mais j’appréhendais tout de même ce que j’allais vivre et les obstacles que j’allais rencontré et devoir donc traverser. Et la destination fut le pôle nord, le royaume de l'eau où l'être humain ne peut pas construire comme il le voudrait à cause de la présence du permafrost, et avec une grande présence des gardiens de l’eau que sont les moustiques. Là-bas, l’aérosol pour épargner les moustiques ne doit pas juste être diffuser autour de vous, il faut carrément s’en mettre sur soi. Car les moustiques sont très nombreux. Je demandais à Loïc son aval, il continua à ne pas comprendre mais il accepta de rallonger un peu pour les billets d'avion. J'entrepris donc un voyage à Inuvik, puis à Niagara Falls, et enfin au Mexique. (vidéo ci-dessous aux chutes du Niagara)





Au Mexique, je fis la rencontre d'un chaman qui me confirma à l'issu de nos discussions que pendant tout le tournage où j'avais des prises de conscience c'était l'eau qui avait communiqué avec moi. J'étais stupéfait et touché de cette marque de confiance de l’eau. 

C’est au Mexique que j'ai eu d'ailleurs une des plus belles anecdotes du tournage. N'étant pas caméraman, j'avais encore du mal avec ma caméra à retranscrire à l'image la beauté de ce que je voyais. Puis au court d'une prise de vue, une fonction de ma caméra se déclencha toute seule. Elle permettait d'améliorer l'entrée de la lumière sur la cellule photographique (ouverture de l’objectif) pendant la prise de vue afin de mieux filmer la transparence de l'eau. J'étais bluffé. Je n'ai jamais pu retrouvé la séquence tournée à ce moment là. Elle avait disparu mystérieusement. Tout comme la fonction à la fin du tournage. Aujourd'hui, je reste convaincu que c'étaient les ondines qui m'avaient aidé à faire de bien plus belle images afin de pouvoir filmer l’intimité et donc la magie de l’eau. J'avais été autorisé après un mois et demi de patience et sans le rechercher.

Le moment où la fonction est apparue

En juillet 2009, je rentre en France. 2 mois de tournage, presque 50.000km parcourus et...20 heures d'images d'eau. Le changement que je pressentais avant de partir n'a pas tardé à arriver. Très vite entre Loïc et moi la rupture est inévitable. Professionnellement et humainement. Sans rentrer dans les détails, je dirai que c'est un différent financier qui aura eu raison de nous. Si bien que dans le contenu de l'accord, je me retrouva propriétaire des images tournées sur le projet de "l'être de l'eau". 
Mais ce n’était pas tout, je louais un appartement à cet époque-là, dont le propriétaire était...Loïc. J’avais besoin de prendre de la distance avec lui. N'ayant que mon RSA pour seul revenu, je n'avais pas d'autres choix dans l'immédiat que d'envisager d'aménager ma voiture pour y dormir...
Si bien qu’en septembre 2009, je me retrouva ainsi sans argent, sans logement mais...riche de 20h d'images d'eau.


Récit de post-production

Décembre 2009, alors que je n'ai quasiment pas d'argent, je décide intuitivement de retourner à Vancouver pour faire le montage. Il fallait que je l’accouche ce film. Là encore, cela n’avait pas de sens car je pouvais faire le montage en France. Au même moment, je parviens contre toute attente, à revoir une femme que j’avais rencontré l’été. Elle était celle que j’avais toujours cherché. Le genre de femme avec qui j’aurais voulu faire des enfants. Le genre de femmes où je ne me lassais pas d’être en sa compagnie. La coïncidence était flagrante. Je le prenais pour un test. Vais-je renoncer au montage du film pour rester avec elle? Inutile de faire durer le suspens. La réponse a été non. Mais à aucun moment, il ne m’est revenu de renoncer au montage. Et cette femme m’a aidé à cela car elle ne m’a jamais demandé de rester auprès d’elle. Je suis donc parti malgré mon envie de rester au près de celle que j’aimais le plus à ce moment là. D’ailleurs partir si loin avait été une aubaine car cela m’avait permis de me concentrer uniquement sur l’eau et donc le film. Si j’étais resté en France, j’aurai eu plus la tête à vouloir voir cette femme. Seule l’intuition est visionnaire.



Je quitte les bras de cette femme donc et je m’envole pour Vancouver. Déterminé à en découdre car je ne savais pas encore quelle allure allait prendre ce film. 20h de rush c’est juste énorme. Puis arrivé là-bas, mon ordinateur tomba en panne. N’ayant pas d’argent du tout - mes amis m'hébergeaient et me nourrissaient - je ne pouvais donc pas réparer mon ordinateur. C’est donc mes amis qui m’ont prêté un ordinateur qu’ils n’utilisaient plus. Et là,  je ne vous étonnerais pas en vous disant que c’est grâce à cet panne,  que j’ai pu utiliser un autre logiciel de montage que celui que j’utilisais habituellement, et qui m’a permit par une de ses fonctionnalités de voir comment monter le film. Il n’y a pas de hasard. 

En Janvier 2010, nait "The Experience: Being Water". Le film est projeté dans une salle de cinéma à Vancouver. Le plus long aura été finalement d'écrire le texte de la voix-off puisque cela m'a pris un mois. Pour ce faire, je me suis inspiré d'un livre de Dominique Schmidt "Dialogue sur les écrits inédits de Krishnamurti"  et un livre basé sur les entretiens publics de Krisnamurti "Vivre dans un monde en crise". La voix-off est celle du fils de mes amis qui m'hébergeaient. Julien Thomas. Je l’avais choisi car la sensibilité de ce jeune homme était belle et correspondait bien à l'honnêteté (eau-netteté) que ce film transmet. La musique qui figure en accompagnement de la voix-off est celle que j’ai écouté en boucle à cette période là pour trouver l’inspiration pour la rédaction du texte. Et elle est de...Hans Zimmer. Cette musique s’intitule «Chevalier de Sangreal» du film The Da Vinci Code. Coïncidence?


Vidéo ci-dessous qui montre la maison dans laquelle j'ai fait le montage. Tous les jours, à table nous étions une dizaine venant de pays différents. 


Peu après j’essaya de trouver de l’argent pour sortir le film en DVD, je contacta quelques personnes et sans le demander, le film fut sélectionné par son originalité au festival "Au film de l'eau" en 2010,  (je n’ai jamais soumis le film à aucun festival). Dans la foulée, j’envoya le film à Marc Henry pour qu'il me dise ce qu'il en pense vu qu'en 2009 nous nous étions rencontrés pour une interview dans le cadre de "L'eau, la médiatrice.". Je fus surpris par l'enthousiasme de son retour de commentaire. Cela a crée inévitablement un lien fort entre nous à propos de l'eau qui s'est traduit par la suite par de multiples collaborations. Et notamment EAU: Séance iLive!

Puis vers 2011, sentant le film "The Experience: Being Water" en avance sur son temps, et donc inaccessible pour une majorité de personnes dont l’eau n’est pas un centre d’intérêt, je décida de faire deux projets "Garonne" qui est une marche de 500km le long de la Garonne et "Seconds of Eternity" série de 100 films de moins d'une minutes chacun sur les sujets de l'eau, de l'égo et de l'amour. Ces trois projets formant une trilogie que j'ai titré "Water's Trilogy" tout simplement. 

Enfin, par la suite  j’essaya de vendre "Being Water". Je n’ai pas réussi. Le film «refusait» de sortir correctement de l’ordinateur de mon monteur qui ne comprenait pas pourquoi cela arrivait. En 30 ans de montage, il ne pouvait s’expliquer sur ce mystère. J’ai mis deux ans à comprendre comment ce film devait être diffusé vers le public. Puis j'ai compris que le film devait être gratuit malgré tout l'argent que j'avais dépensé et le temps pour le fabriquer. Comme un don que je faisais à l'humanité. Je me suis donc exécuté. Sans à chercher à comprendre. Je suis au service de la vie pas d'une quelconque ambition personnelle.

Conclusion

En conclusion, je dirai qu’en tant que réalisateur, je n’assume pas «The Experience: Being Water». Techniquement, il n’est pas au point. Tout ce qu’on ne doit pas faire dans un film, je l’ai fait. J’ai évité au maximum de cacher les erreurs, les défauts. Alors que le montage sert justement à masquer toutes les imperfections. Le cinéma c'est de la triche que l'on recherche en tant que spectateur pour s'évader justement de la réalité que l'on voit comme imparfaite et donc insupportable. Après coup, je dirai que j’ai fait un film animal. Vrai. Pure. Authentique. Humain.Ce qui explique que je n’ai pas mis de voix-off et de musique sur les images d’eau. Je ne voulais pas d'artifice. Je voulais laisser l’eau avec le spectateur. Sans manipuler le spectateur par de l'émotionnel à travers une musique ou autre astuce de monteur. Je voulais laisser la place à l’introspection qui est «bannie» des films classiques. C’est donc l’un des films les moins divertissants que je connaisse. Le réalisateur n'est pas glorifié mais l’être humain que je suis exulte, de tous les films que j’ai fabriqué, c’est celui dont je me sens le plus animé. Le plus investi. Le plus touché. Un peu comme une maman le serait pour son enfant le plus faible. Ce film a une âme. Une autonomie. Ce film est un miroir de notre âme. Ce que vous ressentez de ce film en dit long sur votre clairvoyance intérieure. J'irai même plus loin. Malgré l'omniprésence de l'eau dans ce film, ce n'est pas un film sur l'eau. Ce qu'on voit de se film c'est ce qui s'exprime à travers elle qui est et reste une médiatrice. 

"The Experience: Being Water" est un film sur l'Amour. 

J’ai fait le film utile à l’humanité dont je sentais devoir faire depuis que je suis adolescent. Tout ce que je vis depuis n’est que du bonus. Je peux mourir tranquille. 


Merci à l’eau.

La vidéo ci-dessous a été faite avec des images non utilisées pour "The Experience:Being Water".

20 juil. 2013

The Experience : Being Water

Affiche du film




Texte de la voix-off.


"Bienvenue dans l’expérience: être eau. 

Installez-vous confortablement. Respirez bien. Regardez les êtres autour de vous qui vont vous accompagner dans cette aventure, car c’est un grand moment qui se prépare devant vous. Ce qui vous est proposé, est inédit à l’écran. Et pour cause…Vous allez peut-être rencontré la plus belle des personnes qui puissent exister dans votre vie. Savez-vous de qui il s’agit?…Vous ne trouvez pas? Ne chercher pas dans votre entourage ou chez ceux que vous admirez. Cherchez en vous car c’est de votre être qu’il s’agit. 
L’expérience: “être eau” c’est être présent à soi-même. Le corps est dans le présent. Et celui-ci est composé, en nombres de molécules, à 94,5% d’eau. “Etre eau” c’est donc avant tout une réalité matérielle et scientifique. L’expérience d’être eau, vous le faites ainsi tous les jours. Mais vos pensées vous détournent 
soit vers le passé qui n’existe plus ou soit vers un devenir qui n’existe pas encore. Regardez le film qui est déjà dans votre tête. Certains d’entre vous pensent, par exemple, à la soirée de demain qu’ils vont passer avec leurs amis et d’autres à leur voiture qu’ils viennent de garer en espérant avoir bien fermer la portière. Ils ne sont pas dans leur présent. Ils sont dans le monde de la pensée où se créent, entre autre, les problèmes, les soucis, les malheurs et enfin la souffrance. Faut-il vraiment souffrir pour vivre? La réponse est non! Catégoriquement non! 
“Etre eau” c’est accepter de n’être rien de que ce que la société nous invente pour satisfaire notre mental comme le matérialisme pour le confort et la distraction, la religion pour satisfaire une prédisposition à la soumission, l’analyse pour expliquer la pensée, la spiritualité pour expliquer la non-pensée, et les méthodes ou autres pratiques pour replâtrer les vides existenciels de nos vies. Vous êtes-il possible de vous présenter à cette expérience “nus”? Sans idendités? Seul face à l’écran? Vulnérable et authentique? Vous le pouvez mais ce sera difficile car nous passons notre temps à être conditionné, élévé par des parents conditionnés qui eux-même viennent d’ascendants conditionnés…Et nous transmettons ce conditionnements à nos enfants, avec son corrolaire: la souffrance… 
Cela ne finira jamais si nous n’arrêtons pas ce fil de transmission.
Nous avons donc besoin de revenir à la Source avant qu’il y aie eu la première déviance. Avant qu’il y aie eu la première pensée qui a donné naissance à la dualité. Pour cela, nous devons nous reconnecter à l’origine commune à tout être vivant sur cette planète c’est à dire l’eau. Pourquoi? Parce que l’eau est l’héritage commun à tous les êtres vivants sur cette Terre. Il n’y a pas d’être vivants qui ne soient pas constitués majoritairement d’eau. 
L’expérience “être eau” : c’est créer l’Unité en mariant son ombre et sa lumière, et par conséquent avec le monde vivant autour de nous. C’est de comprendre qu’être vivant c’est être responsable de la vibration d’amour qui bat en nous à chaque pulsation de notre coeur. 
Il n’y a rien à craindre de cette expérience. La peur n’a pas été invitée. L’eau sera votre alliée pendant tout le long. Faites lui confiance car c’est la vie – et donc votre vie – qui s’exprime à travers elle, portant les informations qui vous correspondent à vous seul. Le message est simple mais parfois codé. Il ne tient qu’à vous de bien vouloir l’observer, l’écouter et accepter peut-être ne rien comprendre. C’est ce qu’on appelle une intuition. 
Alors plongez dans l’inconnu, et l’Intelligence de l’Amour vous sera donné.
Suspendez-vous au présent en freinant doucement, jusqu’à l’arrêt, le moulin de vos pensées qui pompe 99% de votre énergie vitale. 
Osez ne penser à rien. Osez être présent à vous-même. Et si des pensées vous viennent, regardez-les comme vous regarderiez un film tel que celui proposé aujourd’hui. 


C’est une expérience unique, car être est une expérience unique…"

Texte écrit par Rodolphe Forget, Janvier 2010.

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