Conférence "Quelle eau boire?" par Marc Henry. Décembre 2013.


En décembre 2013, l'association "Vie et Bien-être" a organisé une conférence intitulée "Quelle eau boire?" avec Marc Henry, chimiste à l'Université de Strasbourg. La vidéo ci-dessous contient l'intégralité de l'audio et des diapos de la conférence. Cette vidéo a été produite par le podcast "EAU: Séance iLive!", pour accompagner la vidéo, nous vous proposons un dossier spécial "Quelle eau boire?" du site http://www.psychologies.com/



Santé : Quelle eau boire ?

Nous savons tous que notre santé et notre bien-être dépendent en grande partie de la quantité et de la qualité de l’eau que nous buvons. Eau du robinet, en bouteille, filtrée, revitalisée ? Laquelle offre les meilleures garanties pour la santé ? Notre enquête pour y boire plus clair.

Cet article a été réalisé avec la collaboration de Guillaume Gérault, naturopathe, et de Jacques Collin, biologiste et spécialiste de l’eau.

L’eau du robinet

Soumise à des normes sanitaires très strictes, l’eau courante, en France, est le produit alimentaire le plus contrôlé. La France impose en effet des seuils (quantité d’un élément que l’on peut retrouver dans l’eau sans risquer d’affecter sa santé à long terme) jusqu’à vingt fois inférieurs à ceux préconisés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et plusieurs dizaines de paramètres de qualité (taux de benzène, de germes, de chlorites, etc.). Si, au niveau bactériologique, il n’y a rien à redire, au niveau chimique, en revanche…
Premier problème majeur : l’eau du robinet contient des nitrates. Utilisés dans les engrais, ils infiltrent les sols, donc les sources d’eau naturelles (nappes phréatiques, rivières, lacs…) qui nous alimentent en eau courante. Une fois dans notre corps, ils peuvent affecter le transfert de l’oxygène. Directement lié aux abus de l’agriculture intensive, leur taux dans l’eau ne cesse d’augmenter. Du coup, même si celle-ci est traitée, le seuil de nitrates autorisé peut être dépassé de manière chronique ou accidentelle, notamment dans le Bassin parisien et en Bretagne, en raison de certaines industries polluantes et de l’élevage intensif.
Deuxième problème : l’eau courante contient du chlore. Si celui-ci présente l’avantage d’empêcher toute contamination bactérienne, il altère la flore de notre tube digestif. Autre ennemi potentiel : le calcaire, qui pourrait finir par encrasser notre organisme. « Ce qui se passe dans vos casseroles se passe aussi dans votre corps », rappelle le biologiste Jacques Collin. Sans oublier la présence variable de micropolluants (pesticides, fongicides, antibiotiques…) qui coûteraient trop cher à filtrer.

SUITE du dossier en cliquant ici
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